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samedi 11 juillet 2009

Afghanistan : L'Allemagne s'interroge sur sa mission


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L'Allemagne s'interroge sur la pertinence de sa mission en Afghanistan
La Bundeswehr participe-t-elle ou non à une "guerre" en Afghanistan ?
Le débat, lancinant outre-Rhin, a regagné en vigueur depuis la mort, fin juin, de trois soldats tombés au cours d'une embuscade. Prudemment, Berlin préfère s'en tenir au vocable officiel : le contingent déployé au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Fias) de l'OTAN est en "mission de stabilisation". Pourtant, l'armée allemande a déjà perdu 35 hommes depuis le début de son engagement sur les contreforts de l'Hindou-Kouch, en 2002.
Plus de la moitié sont morts au combat.
Ces chiffres passent mal auprès de l'opinion publique, qui reste attachée à l'image d'une armée quasi démilitarisée, occupée à l'aide à la reconstruction et au maintien de la paix.
Résultat, la mission en Afghanistan bat des records d'impopularité : 61 % des Allemands sont favorables à un retrait des troupes, selon un sondage Forsa paru début juillet. En 2002, ils étaient deux fois moins nombreux à penser ainsi.
Témoin de ce malaise grandissant, la lettre ouverte adressée par le célèbre écrivain Martin Walser à la chancelière Angela Merkel, dans l'hebdomadaire Die Zeit du 9 juillet. "Le gouvernement que vous dirigez approuve la guerre en Afghanistan. Je pourrais même dire : la conduit. Et nous, la population, nous devrions comprendre cela", s'indigne cette figure de la gauche intellectuelle, osant le parallèle avec le Vietnam. Et de réclamer : "D'abord, arrêtons les renforts. Ensuite, envisageons le retrait."
L'Allemagne dispose d'environ 3 700 soldats au sein de la Fias. Pour l'élection présidentielle en Afghanistan fin août, le gouvernement s'est engagé à déployer 600 hommes supplémentaires, dont deux tiers resteront sur place après l'été. Le Bundestag vient aussi d'approuver l'envoi de 300 militaires à bord d'avions-radar Awacs. Pour autant, le ministre de la défense, Franz Josef Jung, a précisé que leur rôle ne serait pas de diriger des combats au sol mais de "réguler le trafic aérien dans l'espace afghan" : pas question de mission "guerrière". PASSER à L'OFFENSIVE
la suite : lemonde.fr

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