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Pour la taxe Tobin (aussi)

samedi 29 août 2009

FrédéricLN ressort un vieux papier sur la taxe Tobin qui figurait dans le programme de Bayrou en 2002. J'avais voté pour lui, à l'époque, pour une de ces raisons, sans connaître le nom de la taxe mais le principe me paraissait révolutionnaire.
Cette taxe, malgré des effets supposés néfastes par les pros (et toujours les mêmes) qui en voudraient toujours plus, a, aujourd'hui toutes les qualités pour redonner un équilibre à notre système économique et financier à bout de souffle. Elle aurait surtout l'avantage de l'assainir.
Il est évident que les "gros poissons" ne l'apprécient guère et pour cause...
Les critiques émises viennent souvent des économistes qui souhaiterient que le système actuel perdure...
Les effets "néfastes" de cette taxe sont exactement ce que nous voudrions voir se produire, aujourd'hui.
Alors, si vous pensez qu'elle serait l'autre solution que celles proposées par nos "grands décideurs", relayez l'info, merci.


"1- La taxe Tobin, c'est quoi ?
La taxe Tobin, telle que suggérée en 1978 par le Nobel d'économie, James Tobin, consiste en une taxation des transactions monétaires (de change) afin de freiner la spéculation sur les monnaies.
L'idée a connu un certain engouement depuis la crise mexicaine de 1992-1994. Le projet a été évoqué au sein de l'ONU et du G7 d'Halifax en 1995. La France (en novembre 2001), la Finlande, la Belgique (juin 2004), l'Allemagne, l'Inde et l'Australie se sont prononcées favorablement. Le Parlement Canadien en a adopté le principe en mars 1999.
Une résolution a été proposée le 20 janvier 2005 au Parlement européen, signée notamment par le groupe ELDR (dont faisaient partie les députés UDF), pour demander à la Commission européenne un rapport sur la faisabilité de la taxe Tobin. Cette résolution a été repoussée (par 229 voix contre 223). La majorité qui a voté contre était constituée par la droite, le Labour britannique, et la LCR/LO.
On évoque généralement aujourd'hui sous ce nom une taxe sur les transactions financières, dont l'assiette et le taux seraient identiques dans tous les pays. Les sommes récoltées seraient redistribuées prioritairement aux pays les moins avancés. La taxe Tobin aurait donc deux avantages selon ses défenseurs : freiner la spéculation et favoriser le développement.
A l'heure actuelle (2005) le concept le plus populaire est la taxe Tobin-Spahn, à double niveau:
-taux de l'ordre de 0,01% applicable aux transactions financières (pas forcément aux seules
-transactions de change), tant que celles-ci restent dans les limites d'une moyenne convenue (taux trop faible pour entraver les transactions productives mais freinant les transactions spéculatives),
-taux élevé qui s'applique automatiquement en cas d'instabilité financière.


Les critiques les plus fréquentes contre cette taxe sont les suivantes :
-Frein aux échanges (d'autant plus que le taux est élevé) ;
-Frein insuffisant contre les mouvements de capitaux de grande échelle, tels que ceux qui ont causé les crises asiatique et russe ;
-Incompatible avec le secret bancaire, parce qu'elle nécessite la traçabilité des transactions financières (ce peut être aussi jugé comme un effet secondaire positif de la taxe !) ;
-Suppose une entente entre pays : une action isolée de quelques pays auraient des effets négatifs sur leur économie. Les paradis fiscaux risqueraient de ne pas coopérer.
-Les établissements d'ingénierie financière mettront au point des systèmes de compensation (clearing, hawala islamique) et des contrats dérivés, contournant cette taxation. (À titre d'illustration, la création du marché de l'Eurodollar dans les années 70 avait contourné les entraves réglementaires au replacement des avoirs en dollars externes aux États-Unis, pour le plus grand profit des places financières de Londres et Luxembourg).

2- Combien représenterait-elle, pour la France ? "
la suite : demsf.free.fr
"La taxe sur les transactions de change, dite "taxe Tobin", fait beaucoup parler d’elle. Objet de controverse chez les économistes depuis les années soixante-dix, elle est revendiquée aujourd’hui par de nombreuses ONG dans le monde. Elles y voient une première mesure contre la spéculation et une source supplémentaire de financement du développement. sous la pression des opposants à la mondialisation libérale, en particulier d’ATTAC, la taxe Tobin a fait son entrée dans le débat politique. De déclarations aimables des chefs de gouvernements en enterrements de première classe par les ministres des finances, cette taxe se heurte à l’opposition résolue de ceux qui profitent de la spéculation : les banques, mais aussi les firmes multinationales, les compagnies d’assurances et autres fonds spéculatifs.La "taxe Tobin" mérite-t-elle tant d’éloges ou de critiques ?Partisan de la taxe, l’auteur Bruno Jetin n’en garde pas moins son esprit critique. Il analyse les problèmes qu’elle pose avec un souci de clarté pédagogique et de rigueur scientifique tout en proposant des modalités d’amélioration et d’application concrète.224 pages - 15 euros
ISBN : 2-84446-032-1 Sodis : 954 736 0
Collection :
Interfaces-économie

Sur le sujet :
Taxer les plus riches, une idée qui gagne du terrain

2 commentaires:

philippe a dit…

la taxe Tobin est un rêve de Attac ! mais je ne pense pas que les gouvernements très libéraux vont l'accepter !

Aliciabx a dit…

@Philippe, ils y viendront un jour ou l'autre...
Ils seront obligés.
Quand je vois les incompétences au plus haut de l'Etat, je me dis que nous sommes plutôt réféchis et fûtés, finalement.

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Alicia Clashs