A l'approche de noël, samedi, la rue Sainte Catherine était bien plus bondée que sur la photo (wikipedia).
Imaginez cette rue envahie d'acheteurs potentiels car les bras des visiteurs n'étaient pas véritablement encombrés de sacs... C'est le premier constat que j'ai fait.
Le second constat est que, pour la première fois depuis que je vis à Bordeaux, j'ai remarqué les nouveaux pauvres, de plus en plus nombreux, mendiant quelques pièces.
J'ai été très choquée de voir que l'on utilisait des handicapés pour faire la manche. Pour avoir travaillé longtemps auprès d'eux, je sais qu'ils attrappent vite froid et ceux que j'ai vus avaient l'air complètement frigorifiés. Il est évident que j'étais très mal à l'aise, surtout après avoir compris qu'ils avaient été placés stratègiquement par leur famille ou amis ?...
Je ne sais pas de quelle origine ils sont mais ils viennent bien de cette nouvelle Europe complètement décalée de la réalité économique.
Les autres "nouveaux" pauvres sont des femmes, des hommes jeunes et moins jeunes que je n'avais pas remarqués l'année passée implorant notre compassion dans cette longue rue ainsi que
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dans les rues adjacentes.
Ils étaient trop nombreux et nous ne pouvions pas donné à tous.
C'est la réflexion que nous avions partagée avec des passants.
L'on ressent un sentiment d'impuissance mais aussi tous les ravages causés par la crise et les errements politiques.
L'on se dit aussi que même si on a peu, c'est beaucoup plus que ces personnes, comme si nous étions des miraculés.
Mais pour combien de temps encore ?






3 commentaires:
Dis-moi, tu parles du triangle d'or, cette fois. Il me semble bien reconnaître ces quelques rues piétonnes où je me rendais de temps en temps en badaud. C'est vrai pour la pauvreté, les restos du coeur fêtent leur 25 ans. En France, le temporaire dure longtemps.
Amitiés de l'Ardèche.
les champs-elysées de Bordeaux ...
@JF, Les restos du coeur vont être débordés cette année. Si tout le monde y mettait du sien...
@Philippe, il y a quand même plus joli, à Bordeaux mais c'est une question de goût.
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