Par Marie Kostrz | Rue89 |
Alertés, syndicats et habitants du quartier ont créé dès octobre un comité de soutien. Abdoulaye, Malien arrivé en France il y a huit ans et employé par Multipro depuis quatre ans, explique le raz-le-bol général qui a entraîné la grève :
« Comme nous sommes sans-papiers, Multipro nous exploitait. On était embauché comme des manœuvres à 280 euros la semaine, alors qu'une fois sur le chantier on effectuait des missions de plomberie ou de coffrage, qui sont normalement payées 650 euros. Jamais une personne régularisée n'accepterait ses conditions de travail. »« Dès le premier jour de grève, il a cassé le nez d'un gréviste »
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