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Une Aide-soignante photographie une dame âgée dans une position délicate

mercredi 10 février 2010

Voici un exemple de soignante que l'on peut rencontrer dans les maisons de retraite.
Le pire, c'est que, dans leur tête, ce n'est pas de la maltraitance, c'est juste pour se détendre, rigoler. La connerie humaine à l'état pur, quoi...

Je peux parler, j'ai testé...(pas la connerie, les maisons de retraite en tant que soignante :-))



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VIELLE-SAINT-GIRONS. Prison avec sursis pour une aide-soignante qui a photographié en avril dernier une résidente en position délicate

Les photos de trop à la maison de retraite
Le 12 avril dernier à la maison de retraite de Vielle-Saint-Girons, une résidente âgée de 86 ans appelle à l'aide. Elle se trouve dans sa salle de bains dans une position délicate : l'octogénaire a basculé par-dessus son déambulateur et sa tête se retrouve au-dessus des toilettes. Deux aides-soignantes se présentent dans la chambre pour lui porter secours. Lorsqu'elle la découvre, une des deux employées commence par sortir son téléphone portable de sa poche pour immortaliser la scène. Deux photographies, aujourd'hui effacées, qui font encore se mordre les doigts cette aide-soignante de 43 ans.
« Choquée et humiliée »
Détachée du centre hospitalier de Nice au sein de l'EPAHD de Vielle-Saint-Girons, cette mère de famille a été relevée de ses fonctions le 14 mai et ne pourra reprendre son poste que le 2 janvier 2011. Hier, elle a dû répondre de cette prise de vues devant le tribunal correctionnel de Dax. « C'était avec son accord, a assuré la prévenue, alors que la victime avait tenu à faire le déplacement depuis Vielle-Saint-Girons. Nous avons toutes ri de la situation ». Un rire que n'auraient pas partagé ses deux collègues, seules à avoir vu les photos incriminées, avant qu'une procédure ne soit engagée pour « atteinte à la vie privée par fixation d'image ». L'aide-soignante a en revanche nié avoir proposé de mettre une des photos « cocasses » en fond d'écran de l'établissement : « Je ne me déplace pas avec tous mes câbles ! »
« Mais qu'est-ce qui vous est passée par la tête ? l'a interrogée hier la présidente Sabine de la Chaise. Avec ou sans accord de la victime, vous n'avez pas à prendre votre téléphone pour prendre en photographie une personne qui est dans une situation humiliante ! ». Un comportement « lamentable » pour Me Nathalie Clément, avocate de la résidente, qui a martelé les mots « respect » et « dignité » : « À l'époque, ma cliente allait mal. Elle était sous traitement et multipliait les chutes. Elle se sent choquée et humiliée et ne comprend pas. C'est pourquoi elle est là aujourd'hui ».
Sans pièce à conviction
Pour la défense, Me Dominique Moras a plaidé la relaxe en soulignant que les fameuses photographies, vite effacées par sa cliente, n'étaient pas versées au dossier : « C'est une maladresse, une indélicatesse civile, mais il manque la pièce à conviction. Il ya certes des témoignages, mais vous n'avez pas le corps du délit sous les yeux ». L'avocat a précisé que l'aide-soignante avait depuis attenté à ses jours : « Elle a été exclue 14 mois sans rémunération. Le plus dur pour elle est d'entendre dire qu'elle ne fait pas correctement le travail qu'elle effectue depuis 20 ans ».
Pour le vice-procureur Laurent Bidault, « il est sûr que le métier d'aide-soignant n'est pas toujours gratifiant. On a sans doute parfois besoin de décompresser et on peut avoir des rires nerveux face à certaines situations. Mais de là, à prendre son téléphone pour faire une photo, et éventuellement la mettre en fond d'écran ! Et pourquoi pas sur Internet ? Il y a une dangerosité potentielle de ces prises de photo et de leur utilisation qui peut mener à l'infraction ».
Sudouest.com 
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2 commentaires:

sixtine a dit…

Peut-être est-i en effet temps pour cette professionnelle de prendre ses distances avec la profession... ! Parole d'aide-soignante consternée et choquée par cette situation indigne.

Aliciabx a dit…

@Sixtine, c'est ce que je pense aussi.

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