Ca ne "va pas le faire" pour pour moi, il faut savoir évoluer en sachant inclure des mots venus de tous les horizons de la planète. Et j'apprécie beaucoup ce mélange des genres.
Tant pis pour les amoureux franchouillards, le "françois" a évolué au fil des siècles. Pourquoi s'ingénierait-on à le ridiculiser ?
Plus de "buzz" mais du "ramdam", plus de "tuning" mais du "bolidage": d'étranges mots ont émergé d'un concours destiné à trouver des équivalents français à des anglicismes qui envahissent la Toile, les médias et les conversations. Seront-ils adoptés? That is the question!

AFP/Archives
C’est un jury présidé par Jean-Christophe Rufin, de l'Académie française, et composé d’une dizaine de personnalités, dont les chanteurs MC Solaar et Sapho, qui a sélectionné ces traductions un peu déroutantes.
Pour "chat", le jury a retenu deux mots ex aequo, "éblabla" et la "tchatche" proposés par Bilal Benrhayem, étudiant de Master en Management à Sup de Co Bordeaux et Léopold Stéfanini de Sciences Po Bordeaux.
Le "buzz" a déchaîné l'imagination des candidats (actuphène, cancan, écho, échoweb, barouf, foin, ibang ou réseaunance...) mais c'est "ramdam" choisi par Elodie Dufour-Merle de l’université d’Aix-Marseille qui a été retenu.
Pour "newsletter", le jury a retenu "infolettre", inventé par Abdrahamane Coulibaly de l’université de Cergy.
Quant à "talk", le jury a choisi sobrement "débat" proposé par Mickael Jaffré, élève aux Arts et métiers de Paris, face à de plus débridés "parlage, parlotte, discut’, échapar, débadidé, débatel ou débafusion".
"Ramdam" est un un mot d’origine arabe signifiant tapage et vacarme "à cause de la vie nocturne bruyante pendant le ramadan", précise le dictionnaire. Ce mot "a fait l’unanimité. Il renvoie à l’idée de téléphone arabe, d’info qui circule", estime MC Solaar.
"Le +bolidage+ ou l'+éblabla+ (au lieu de "chat"), ça ne prendra jamais, ça sonne faux et c'est ridicule!", assène Emmanuel Ferri, 16 ans, jeune visiteur du Salon du livre de Paris. "+Ramdam+, c'est rigolo mais ça vient d'un mot arabe, non? Pourquoi pas, mais la sonorité de +buzz+, ça évoque mieux le bruit", renchérit Victor Provost, 18 ans.
Le défi était justement de faire adopter un équivalent français par le grand public et les professionnels, comme ceux de l'informatique. Informatique est d'ailleurs un néologisme inventé en 1962 par le Français Philippe Dreyfus.
Les Québécois, au contact permanent de l'anglais, y excellent. Ce sont eux qui ont instauré avec succès "la Toile" pour le "web" ou les "courriels" pour les "emails".
"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde", disait Albert Camus. Choisir un équivalent français indigeste, ce peut être aussi malheureux.
Ainsi, la "mercatique" n'a jamais réussi à détrôner le "marketing" mais en revanche la mayonnaise du "logiciel" a très bien pris.
Les immortels de l'Académie française s'emploient notamment à faire la chasse aux anglicismes. Selon ces sages, près de 95% des mots français sont d'origine latine mais depuis toujours le français en a accueilli des milliers empruntés à l'anglais, l'allemand, l'arabe, le turc, l'espagnol, l'italien... Seuls 5% de ces emprunts viennent de l'anglais, selon l'Académie.
La langue anglaise est bien plus "cannibalisée" par les mots d'origine française, depuis des siècles.
Certains mots font aussi des allers-retours, comme "tunnel" emprunté par les Anglais au français "tonnelle" et qui a ensuite retraversé la Manche, rappelle Henriette Walter, auteur de "L'aventure des mots venus d'ailleurs" (Robert Laffont 1997).
msn.com./m6
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2 commentaires:
Et tu as oublié le mot qui tue : clavardage pour chat qui vient des Canadiens de la belle province. Je vais l'utiliser couramment celui là, car avec l'accent il me plait beaucoup.
Amitiés du Vivarais.
@JF, alors, on peut tout se permettre...
Même si le résultat n'est pas très heureux. Je suis morte de rire :-)
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