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La démocratie selon Tocqueville

samedi 17 avril 2010

Retour sur l'histoire qui nous amène une bonne réflexion sur notre président avec un gouvernement élus "démocratiquement"...

Extraits :

C'est dans le renoncement à la liberté que se trouve le danger majeur pour la société démocratique. le premier risque est celui de la tyrannie de la majorité : un régime politique se caractérise par la règle de la majorité qui veut que, par le vote, la décision soit celle du plus grand nombre. Tocqueville relève que la démocratie comporte le risque d'une toute puissance de la majorité. Parce qu'il s'exerce au nom du principe démocratique, un pouvoir peut s'avérer oppressif à l'égard de la minorité qui a nécessairement tort puisqu'elle est minoritaire. Il est évident que le vote traduit des divergences d'intérêt et de convictions au sein de la société. Il peut ainsi se faire que la poursuite de l'égalité s'exerce au détriment exclusif d'une partie de la population. Selon Tocqueville la démocratie engendrerait le conformisme des opinions dans la société à cause de la moyennisation de la société. Ainsi il dénonce l'absence d'indépendance d'esprit et de liberté de discussion en Amérique. Quand toutes les opinions sont égales et que c'est celle du plus grand nombre qui prévaut, c'est la liberté de l'esprit qui est menacée avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer pour ce qui est de l'exercice effectif des droits politiques. La puissance de la majorité et l'absence de recul critique des individus ouvrent la voie au danger majeur qui guettent les sociétés démocratiques : le despotisme.
Extrait qui me rappelle : "La majorité n'a pas le droit d'imposer sa connerie à la minorité. [Georges Wolinski]"

La Démocratie pour Tocqueville

Durant son séjour aux États-Unis, Tocqueville s'interroge sur les fondements de la démocratie. A la différence de Guizot, qui voit l'histoire de France comme une longue émancipation des classes moyennes, il pense que la tendance générale et inévitable des peuples est la démocratie. Selon lui, celle-ci ne doit pas seulement être entendue dans son sens étymologique et politique (pouvoir du peuple) mais aussi et surtout dans un sens social.
Comme Rousseau ou Montesquieu, Tocqueville répond à cette question d'une part en enracinant le citoyen dans la vie politique par la décentralisation, les associations, etc. (Cf : fédéralisme, démocratie directe et participative ; et d'autre part par des contre-pouvoirs d'esprits aristocrates, notamment par le rôle joué par le pouvoir judiciaire.

« Armé du bras droit de déclarer les lois inconstitutionnelles, le magistrat américain pénètre sans cesse dans les affaires politiques. Il ne peut pas forcer le peuple à faire des lois, mais du moins il le contraint à ne point être infidèle à ses propres lois et à rester d'accord avec lui-même. »
— Alexis de Tocqueville dans « Démocratie en Amérique » (Œuvre complète, vol. I, p. 280)

Les risques de la société démocratique

« Il y a en effet une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté. »
— Alexis de Tocqueville - De la démocratie en Amérique, T. I, première partie, chap. III (Vrin).

3 commentaires:

Anonyme a dit…

"La majorité n'a pas le droit d'imposer sa connerie à la minorité. [Georges Wolinski]"
Une minorité a-t'elle plus le droit de s'imposer à une majorité ?

"La puissance de la majorité et l'absence de recul critique des individus ouvrent la voie au danger majeur qui guettent les sociétés démocratiques : le despotisme."
Quand je vois une France des Régions toute "rose", cette phrase fait soudainement froid dans le dos !

Aliciabx a dit…

@"Anonyme", pour l'instant, la France rose ne gouverne pas, là est la nuance.

Aliciabx a dit…

PS : et ce sont bien les élus DE LA MAJORITE de l'assemblée qui votent les lois sans que personne ne puisse les contrecarrer.
En attendant 2012, on sort nos mouchoirs et en 2012, tout sera à reconstruire.
Beau travail...
J'avoue que ça m'énerve car on perd du temps.

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Alicia Clashs