Pour Dosière, le train de vie de l'Elysée tranche avec la rigueur
AFPEn 2009, les frais de déplacements du chef de l'Etat se sont élevés à 22,003 millions d'euros, en hausse de 51% par rapport à 2008.
DÉPENSES - Le député Dosière part à la "chasse au gaspi" du gouvernement
De l'onéreuse garden party à l'explosion des frais de déplacement du chef de l'Etat, le député apparenté socialiste René Dosière dénonce des dépenses de la présidence de la République en hausse de 2,5% par rapport à 2008.
"On dit aux Français qu'il faut faire des économies. Les responsables politiques doivent montrer l'exemple." Ce vendredi 28 mai, lors d'une conférence de presse intitulée "Au moment où l'austérité est en train de s'installer, qu'en est-il du train de vie de l'Elysée et des ministres?", le député apparenté socialiste René Dosière s'est attaqué aux dépenses de l'exécutif.
A celles du chef de l'Etat, en premier lieu. En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelque 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2008. "Ca s'est réduit", reconnaît l'élu de l'Aisne, alors que les dépenses avaient grimpé de 18% en 2008 par rapport à 2007. "Mais c'est une hausse six fois supérieure à celle des dépenses de l'Etat. On ne peut pas dire que cela soit la rigueur", grince René Dosière.
En ligne de mire du député: les dépenses de déplacement de Nicolas Sarkozy, en hausse de 51% par rapport à l'an dernier. "S'il veut passer 25% de son temps dans les transports aériens, c'est son problème. Simplement, ces déplacements doivent être plus modestes. Et il n'est pas obligé d'emmener ses amis politiques...", tacle-t-il. René Dosière pointe également du doigt la garden party de l'Elysée. Montant: 475 523 euros en 2008.
D'où sa proposition d'une "progression zéro des dépenses de l'Etat" d'une année sur l'autre, "comme à l'Assemblée nationale". Et d'insister: "Le Président doit montrer l'exemple, et s'imposer à lui-même la rigueur qu'on demande aux collectivités".
René Dosière veut supprimer la possibilité pour un ministre de cumuler son traitement avec l'indemnité qu'il touche s'il est aussi élu local.A celles du chef de l'Etat, en premier lieu. En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelque 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2008. "Ca s'est réduit", reconnaît l'élu de l'Aisne, alors que les dépenses avaient grimpé de 18% en 2008 par rapport à 2007. "Mais c'est une hausse six fois supérieure à celle des dépenses de l'Etat. On ne peut pas dire que cela soit la rigueur", grince René Dosière.
En ligne de mire du député: les dépenses de déplacement de Nicolas Sarkozy, en hausse de 51% par rapport à l'an dernier. "S'il veut passer 25% de son temps dans les transports aériens, c'est son problème. Simplement, ces déplacements doivent être plus modestes. Et il n'est pas obligé d'emmener ses amis politiques...", tacle-t-il. René Dosière pointe également du doigt la garden party de l'Elysée. Montant: 475 523 euros en 2008.
D'où sa proposition d'une "progression zéro des dépenses de l'Etat" d'une année sur l'autre, "comme à l'Assemblée nationale". Et d'insister: "Le Président doit montrer l'exemple, et s'imposer à lui-même la rigueur qu'on demande aux collectivités".
Les ministres-maires, comme Christian Estrosi, peuvent ainsi gagner jusqu'à 21.000 euros (le cumul est plafonné à 1,5 fois le traitement de ministre). "C'est une particularité bien française que d'avoir des ministres à temps partiel, ironise René Dosière. Est-il bien essentiel qu'un ministre choisisse aussi la couleur des fleurs de sa ville ?"
. D'abord, il veut des éclaircissements. "Le Premier ministre, qui n'est pas le plus dépensier des ministres, a annoncé que le train de vie de l'État devait baisser de 10 %. Bien. Mais on ne sait pas mesurer ce train de vie. Pour savoir si le nombre de voyages en jet privé a baissé, on doit d'abord savoir de quel chiffre on part !"
Lexpress.fr
DÉPENSES - Le député Dosière part à la "chasse au gaspi" du gouvernement
René Dosière veut supprimer la possibilité pour un ministre de cumuler son traitement avec l'indemnité qu'il touche s'il est aussi élu local.
Les ministres-maires, comme Christian Estrosi, peuvent ainsi gagner jusqu'à 21.000 euros (le cumul est plafonné à 1,5 fois le traitement de ministre). "C'est une particularité bien française que d'avoir des ministres à temps partiel, ironise René Dosière. Est-il bien essentiel qu'un ministre choisisse aussi la couleur des fleurs de sa ville ?". D'abord, il veut des éclaircissements. "Le Premier ministre, qui n'est pas le plus dépensier des ministres, a annoncé que le train de vie de l'État devait baisser de 10 %. Bien. Mais on ne sait pas mesurer ce train de vie. Pour savoir si le nombre de voyages en jet privé a baissé, on doit d'abord savoir de quel chiffre on part !"
Les voyages présidentiels stigmatisés
Pour l'instant, regrette Dosière, le gouvernement n'est guère loquace. En attendant d'obtenir les réponses à ces questions, il lance quelques pistes. Le député demande à ce que le budget de l'Élysée n'augmente pas en volume, sur le modèle de l'effort fourni par l'Assemblée nationale entre 2009 et 2010. Comme contre-exemple, il stigmatise l'augmentation en 2010 du budget consacré aux voyages présidentiels (de 14 à 22 millions d'euros). "C'est beaucoup. Peut-être que certains voyages pourraient être plus modestes. Est-il nécessaire, par exemple, de toujours faire suivre par train la voiture présidentielle blindée ?" Des gaspillages de ce genre, René Dosière en a plein dans sa besace. Gourmand, il lance une autre piste de réflexion ; sa cible : les réunions de parlementaires UMP, reçus régulièrement par Nicolas Sarkozy à l'Élysée. "Il y en a une par mois. J'ai calculé qu'en les supprimant, on pourrait économiser 200.000 euros par an !" Il s'interroge aussi sur le futur avion présidentiel, qui sera livré à l'automne. Son coût est environ de 60 millions d'euros, et le double une fois qu'il sera réaménagé. "Ce sera sans doute le plus chouette du monde !", rigole Dosière.
Le député de l'Aisne se met aussi parfois en colère. Il a demandé au ministre du Budget, lors d'une séance de questions à l'Assemblée, la véritable domiciliation fiscale de Johnny Hallyday. Les évadés fiscaux l'énervent au plus haut point, car ils peuvent profiter, à ses yeux, des services de l'État sans en payer le coût. "Je veux élaborer une proposition de loi pour que les vedettes (exilées fiscales, NDLR) ne puissent pas bénéficier des bénéfices de la collectivité française", avertit l'homme de l'Aisne avant de conclure : "Si on veut maintenir la cohésion sociale, il faut donner l'impression que chacun fait un effort." L'avertissement s'adresse à tous, ministres comme chanteurs.
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