Le racisme existe bel et bien et entre communautés (pour étayer mes propos : Lire les préjugés entre européens). Une dame, intervenant sur RMC, demandait que l'on n'oublie pas le racisme envers les Français ou envers les blancs et pourquoi pas, envers les occidentaux. Ce constat est bien réel si on ne creuse pas l'idée un peu plus :
Voir l'extrait du JT de France 3 : le Général de Gaulle en 1959 à 12'.40 qui se demandait ce que serait tous ces pays si nous n'étions pas allés dans les pays colonisés. On peut aussi se poser la question de savoir quel aurait été leur destin si nous nous étions abstenus.
Nos comportements colonisateurs ont laissé des traces, des séquelles, des rancunes et le racisme existe aussi envers les occidentaux, les blancs et les Français.
Aujourd'hui, nous avons l'occasion d'essayer de nous comprendre, nous accepter et de faire l'effort de vivre ensemble sans avoir peur les uns des autres.
Nous pouvons faire l'histoire en tournant certaines pages qui ne grandissent aucune communauté.
Un appel à une véritable fraternité, en somme...
Les préjugés des Français ont la vie dure
"Après un an de matraquage stigmatisant envers les populations arabes et musulmanes, les préjugés ont plus que doublé par rapport à l'an dernier", déplore Arielle Schwab, présidente de l'UEJF. Les Arabes sont perçus comme délinquants par 27,6 % des sondés contre 12 % lors d'un sondage effectué l'an dernier par l'institut CSA.
Pour près d'un Français sur deux (49 %), "les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale que les autres". 28 % des sondés considèrent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres et 30 % que les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias.
"On assiste à une libération de la parole raciste depuis plusieurs mois", accuse Dominique Sopo, président de SOS Racisme, pointant "la tentative d'importation du débat sur l'interdiction des minarets", "le débat sur l'identité nationale" et "le débat sur la burqa, posé de façon extrêmement malsaine".
4 % DES SONDÉS SE DISENT HOMOPHOBES
Pour l'UEJF, "les préjugés se répandent et se banalisent" : lsi es français sont ainsi deux fois moins nombreux que l'an dernier à se dire homophobes (4 % se revendiquent homophobes contre 8 % en 2009), les préjugés homophobes sont repris par 12 % des sondés contre 8 % l'an dernier. Par ailleurs, parmi les sondés qui se disent "non racistes", 32 % ne réagissent pas devant un préjugé raciste. "La capacité d'indignation des Français est en déclin", s'inquiète Arielle Schwab.
Dimanche, les Assises de la lutte contre les préjugés, auxquels participent une quarantaine de responsables associatifs et politiques, aborderont les questions de la montée de la xénophobie en Europe et du passage à l'acte. Arielle Schwab, Dominique Sopo, le cinéaste Yann Moix, l'auteur Bruno Gaccio et Charb, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, doivent débattre en fin d'après-midi à Sciences Po sur le thème "Quand les figures de l'autorité dérapent".
lemonde.fr
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Les Italiens et les Espagnols sont des gens paresseux et peu fiables, les Grecs sont des filous. Quant aux Norvégiens et aux Danois, mieux vaut ne pas en parler. Quand j'étais jeune, de tels jugements servaient à définir une nationalité. Puis ils ont quasiment disparu. Ou tout au moins, ils n'étaient plus avouables, et c'est une véritable ironie de l'Histoire que de les voir aujourd'hui revenir en force en Europe.
S'ils reviennent, c'est, bien sûr, grâce à la situation économique dans le Sud de l'Europe. Et ce "grâce" n'est pas seulement ironique : peut-être est-il bon, en effet, de rappeler aux Européens qu'ils continuent à se désintéresser les uns des autres. Qu'ils sont restés des étrangers, malgré des décennies de grands discours et de professions de foi à l'égard d'une communauté européenne dans laquelle nous semblons avoir tant de mal à mettre de la conviction, qu'elle vienne du cœur ou de la raison.
La multiplicité européenne peut être enrichissante et pittoresque, mais si l'on met en avant ce qui nous distingue clairement et non ce qui nous unit peut-être, cela peut mal finir.
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