Plusieurs sociétés et organisations engagées dans la lutte contre le téléchargement illégal ont subi ces derniers jours de violentes attaques de type DDOS visant leurs sites Web. Organisées au nom de la défense de The Pirate Bay, icône du libre échange de fichiers, elles envisagent jour après jour de nouvelles cibles et pourraient, si l'on en croit les échanges lors desquels elles sont fomentées, rapidement se tourner vers la France. Le site Hadopi.fr, dont le lancement est imminent, devrait constituer l'une des futures victimes, tout comme celui de Trident Media Guard (TMG), la société qui opère des outils de surveillance du réseau pour le compte des ayant-droits. Qui sont les internautes responsables de ces attaques, comment procèdent-ils et que veulent-ils vraiment ?
« Mon nom est légion car nous sommes nombreux »
Pour mener une attaque de type DDOS, il faut qu'un grand nombre de machines se synchronisent pour simultanément assaillir de requêtes la cible. Dans les milieux du cybercrime, on réalise ce genre d'opérations à l'aide de botnets, ces réseaux d'ordinateurs infectés à l'insu de leur propriétaire. Ici, il n'est pas impossible que des botnets aient été mis à contribution, mais la portée de l'attaque vient essentiellement du nombre de participants réunis.
Un nom revient de plus en plus souvent dans la presse lorsqu'il s'agit d'illustrer la puissance des foules à l'heure du Web. Il s'agit de 4chan, l'un des plus importants image boards de la planète, d'où sont issus bon nombre des mèmes qui constituent, à leur façon, un pan de la culture Web moderne. Au sein de ce gigantesque espace de discussion, la modération n'intervient que dans les cas les plus extrêmes. S'y sont forgées des communautés adeptes de l'humour vache, trash, voire franchement gore. L'une d'elles a choisi de délaisser le culte du LOL au profit de causes plus sérieuses. Elle se fait appeler « Anonymous » (anonyme), en référence à l'anonymat qui est la règle sur 4chan, parfois abrégé en « Anon ».
La voix d'Anon ne fait pas dans la dentelle. Sur les images que concocte la communauté revient ainsi régulièrement cet emprunt à l'Évangile selon Marc : « Mon nom est Légion car nous sommes nombreux ». Son existence a pour la première fois été portée à la connaissance du grand public début 2008, après qu'une campagne de communication eut accompagné une attaque menée contre différents sites Web rattachés à l'église de scientologie.
La suite : clubic.com
Sur le sujet : Hadopi et ayants droit français, prochaines cibles des hackers ?
Sos-Hadopi, une aide pour les internautes
Ce blog fonctionne mieux sous
Mozilla-Firefox,
"
«L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit»
«Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde»
«Vivre tout simplement pour que tout le monde puisse simplement vivre»
Gandhi
"Fais de ton ennemi ton ami
afin d’en connaître toutes les failles" Anonyme
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)







2 commentaires:
David contre Goliath version numérique en somme!
On attend avec impatience de voir le résultat du match
@Cpolitic, cela risque d'être très intéressant :-)
Enregistrer un commentaire