José Bové dénonce des liaisons dangereuses entre les autorités européennes chargées de donner des avis scientifiques sur les OGM et les lobbys de l'agro-alimentaire. Un pavé dans la marre alors qu'une réforme des instances sanitaires européennes est attendue.
Une nouvelle fois, l'indépendance des instances européennes quant aux OGM est mise en cause. Mercredi, c'est José Bové qui a tiré la sonnette d'alarme. Le faucheur volontaire et député européen, par ailleurs vice-président de la commission agriculture du Parlement, dénonce sur son blog "des liaisons dangereuses" au sein de l'Autorité Européenne de la sécurité alimentaire (EFSA), instance chargée de donnée un avis scientifique sur les OGM, avant la décision de la Commission.
Précisément, il accuse l'une des ses membres, la Hongroise Diana Barati, d'avoir caché son appartenance à une organisation proche des acteurs de la filière OGM: l'International Life Science Institute (Ilsi) Europ. L'Institut, qui se présente comme une organisation scientifique, regroupe 400 multinationales dont Monsanto, BASF, Bayer ou Syngenta. Sur le site de l'EFSA, l'accusée se reconnaissait un rôle minime au sein du conseil scientifique d'Ilsi, souligne José Bové. Sans évoquer son appartenance au bureau des directeurs de l'Institut. Une omission corrigée en urgence, mardi 28 septembre.
Pour sa défense, l'EFSA a fait valoir que Diani Barati n'a aucune compétence sur les avis scientifiques rendus par l'autorité sanitaire européenne. Bien que présidente du conseil d'administration, la Hongroise serait seulement chargée de veiller au bon fonctionnement de l'EFSA...
La suite : JDD.fr
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