"C'est un moment politique et social majeur qui aura des conséquences durables sur le paysage politique", a expliqué Pierre Laurent, numéro un du PCF. "La bataille peut encore durer des jours", a-t-il ajouté. Alors, pour aider "le pays mobilisé" - ces salariés qui ont un "engagement courageux mais qui est dur pour des gens qui gagent peu" -, le Front de gauche appelle ses militants à organiser des collectes devant toutes les préfectures.
"SE SOUMETTRE OU SE DÉMETTRE"
"On voit bien que le mouvement s'enracine", analyse Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, qui sent dans la rue "cette volonté tranquille d'aller au bout de cette mobilisation mais aussi une grande tension résultant de la souffrance que la lutte engendre."
Pour "tenir sa part dans la tranchée", les trois organisations alliées ont décidé également d'appeler les élus de gauche à un rassemblement, mardi 26 octobre, en direction de l'Elysée. "Il faut marquer une nouvelle fois la nécessité de retirer le projet de réforme, d'arrêter le débat parlementaire et d'ouvrir les discussions sur des bases complètement différentes", a plaidé M. Laurent.
"Notre responsabilité politique est de dire que ce pouvoir n'a plus la légitimité pour gouverner contre la volonté générale. Il doit se soumettre ou se démettre", a ajouté Christian Picquet, de la Gauche unitaire. Le Front de gauche, déjà très présent dans les cortèges, a en tout cas décidé d'afficher son soutien… et de le faire savoir à gauche.
Sylvia Zappi






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