
"L'égalité est devenue valeur dominante : d'où une réticence assez répandue à l'égard de la notion même d'élite, souvent considérée comme le simple paravent conceptuel de privilèges indus.
Il reste que l'existence, en toute société, de minorités qui se distinguent " par le haut " justifie qu'on développe une sociologie des élites, sans préjugés ni parti pris, seule à même de susciter ensuite des réflexions et prises de parti qui ne soient pas qu'idéologiques. Rien d'utile à cet égard comme le présent livre. La présentation synthétique de toute une tradition d'étude qui prend racine chez des classiques comme Pareto, Mosca et Michels permet à l'auteur d'éclairer, à travers la diversité des approches et des réponses, un ensemble de questions cruciales : une élite se définit-elle par une forme d'excellence ou par la seule prééminence de fait ? Les élites se fondent-elles sur le pouvoir, sur la richesse ou sur la notoriété ? Les élites éprouvent-elles un sentiment de connivence tel qu'elles puissent former de véritables classes dirigeantes ? Comment ces élites se constituent-elles, quelles sont les forces qui tendent à leur reproduction et à leur renouvellement ? Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en sociologie et en science politique, aux élèves des grandes écoles, aux enseignants et chercheurs en sciences sociales, ainsi qu'à tous ceux qui entendent mener une réflexion informée sur les tensions croissantes entre une exigence de démocratie qui s'amplifie et le rôle effectif de plus en plus affirmé d'élites toujours plus diversifiées dans leur nature et leur modalités d'influence.
Il reste que l'existence, en toute société, de minorités qui se distinguent " par le haut " justifie qu'on développe une sociologie des élites, sans préjugés ni parti pris, seule à même de susciter ensuite des réflexions et prises de parti qui ne soient pas qu'idéologiques. Rien d'utile à cet égard comme le présent livre. La présentation synthétique de toute une tradition d'étude qui prend racine chez des classiques comme Pareto, Mosca et Michels permet à l'auteur d'éclairer, à travers la diversité des approches et des réponses, un ensemble de questions cruciales : une élite se définit-elle par une forme d'excellence ou par la seule prééminence de fait ? Les élites se fondent-elles sur le pouvoir, sur la richesse ou sur la notoriété ? Les élites éprouvent-elles un sentiment de connivence tel qu'elles puissent former de véritables classes dirigeantes ? Comment ces élites se constituent-elles, quelles sont les forces qui tendent à leur reproduction et à leur renouvellement ? Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en sociologie et en science politique, aux élèves des grandes écoles, aux enseignants et chercheurs en sciences sociales, ainsi qu'à tous ceux qui entendent mener une réflexion informée sur les tensions croissantes entre une exigence de démocratie qui s'amplifie et le rôle effectif de plus en plus affirmé d'élites toujours plus diversifiées dans leur nature et leur modalités d'influence.
- Une question classique : l'élite ou les élites ?
- l'élite comme classe dirigeante
- Les élites comme groupes d'influence
- Essais de typologie et approches empiriques
- Sélection, reproduction et circulation des élites
L'auteur en quelques mots... Jacques Coenen-Huther est docteur en sciences sociales de l'Université Libre de Bruxelles et titulaire d'une habilitation à diriger des recherches en sociologie de l'Université de Toulouse II.
Il a enseigné la sociologie à l'Université de Genève et poursuit des travaux en théorie sociologique générale, en histoire de la sociologie et en méthodologie de la recherche sociologique qualitative."
Il a enseigné la sociologie à l'Université de Genève et poursuit des travaux en théorie sociologique générale, en histoire de la sociologie et en méthodologie de la recherche sociologique qualitative."
Voici ce qu'en pense Yannick Rumpala dans une note titrée : Éric Woerth et le futur de la sociologie des élites
"Il faudrait peut-être remercier Éric Woerth. Oui, le remercier, mais plutôt pour sa contribution involontaire à la restauration de l’étude sociologique des « élites » (ou de la « classe dirigeante », ou de la « classe dominante », puisque les termes peuvent renvoyer à des courants sociologiques différents). Riche en épisodes, l’affaire dite Woerth-Bettencourt aura au moins joué comme un révélateur de relations, d’habitudes, de pratiques, dans des cercles qui n’apprécient guère ce type d’éclairage. C’est pour cela que le plus intéressant dans cette histoire à multiples tiroirs n’était peut-être pas dans les différentes mises en cause et les suites de rebondissements du début de l’été, mais plutôt dans la lumière soudain portée sur le milieu dans lequel se meuvent les protagonistes de l’affaire." Lire la suite =>=>






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