Logement Proposition La Mutuelle Nationale Du Logement
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![]() Le taux du SMIC 2010 augmente le 1er janvier 2010. Le SMIC 2010 est réévalué de 0,5 % passant de 8,82 euros par heure à 8,86 euros, soit une augmentation de 1,7 % sur un an (1,3 % en juillet 2009 et 0,5 % au 1er janvier 2010). Cette hausse du SMIC 2010 représente, selon le ministère du Travail, "un gain net de pouvoir d’achat pour les salariés payés au SMIC de 1,3% puisque l’inflation sur la même période devrait être de 0,4%". Le nouveau taux horaire du SMIC 2010 est donc fixé à 8,86 euros brut, soit 1.343,77 euros bruts mensuel pour 35 heures hebdomadaires (environ 1.056 euros net mensuel). Le nouveau montant du SMIC 2010 brut a été publié au journal officiel du 19 décembre 2009 (Décret n° 2009-1584 du 17 décembre 2009 portant relèvement du salaire minimum de croissance). Au 1er janvier 2010, il faudra donc augmenter la rémunération de vos salariés payés au SMIC. N’oubliez pas : cette augmentation du SMIC 2010 a des répercussions sur la rémunération de vos salariés au SMIC, mais également sur celle de vos apprentis, de vos salariés en contrat de professionnalisation, sur le calcul de la réduction Fillon, etc. La prochaine augmentation annuelle obligatoire du taux du SMIC 2011 aura lieu le 1er janvier 2011. Pour être prêt, les Editions Tissot vous proposent une fiche pour « Vérifier si le niveau du SMIC et celui des minima conventionnels sont bien respectés » dans votre entreprise. La suite : editions-tissot.fr/droit-travail . | |







C’est devenu presque un rite républicain, une tradition: chaque remise de décoration à l’Elysée, quand la presse y est largement représentée, voit Nicolas Sarkozy fondre sur un journaliste ou un patron de chaîne pour lui passer un savon. On ne compte presque plus les avoinées dispensés par le chef de l’Etat au fil de ces remises de médailles, qui sont devenues l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Il y eut le patron de Canal+, Rodolphe Belmer, tancé sous les lambris de l’Elysée pour le ton de sa chaîne à son encontre. Il y eut Marc-Olivier Fogiel, rappelé à l’ordre pour avoir posé sur l’antenne d’Europe 1 une question, jugée maladroite, à Carla Bruni. Il y eut encore un échange au vitriol avec le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, étrillé devant témoins pour la qualité des programmes des chaînes publiques. Et la liste est loin d’être exhaustive.
Vous enseignez le droit et l’économie ? Demain, enseignez les maths ! C’est en résumé le conseil qu’ont reçu plusieurs professeurs du rectorat de Créteil (qui couvre les départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne). Dont Cosme Dansou, enseignant en bureautique, droit et économie au lycée Delacroix à Drancy (Seine-Saint-Denis), qui, début février, en pleine polémique sur le projet de mobilité des fonctionnaires, a eu la surprise de découvrir dans son casier un courrier du recteur de son académie, accompagné d’un questionnaire, l’invitant à changer de discipline, voire de métier !
Dans une lettre de deux pages, sobrement intitulée « Evolution de l’offre de formation de l’enseignement professionnel », envoyée aux 600 professeurs des filières secrétariat et comptabilité de l’académie, le rectorat annonce la diminution des formations de la filière tertiaire administrative dans les trois ans à venir et, par voie de conséquence, la réduction du nombre de profs dans cette filière (30 postes de moins).
« Signe du mépris affiché du gouvernement pour le métier de prof », commente Cosme Dansou, le questionnaire doit être retourné avant le 15 février, soit moins de dix jours après sa réception ! « J’ai 33 ans. J’enseigne depuis cinq ans. Et là, on me demande de décider en quelques jours si je veux devenir prof de logistique, chef de travaux, voire quitter l’Education nationale… Mais ce métier me plaît ! Je ne vais pas en changer comme ça, du jour au lendemain », affirme le prof qui, après avoir travaillé un an comme contractuel, a décidé de passer le concours. Que fera Cosme demain si son poste est supprimé ? Dans son courrier, le rectorat mentionne principalement deux pistes. Les candidats au changement sur la base du volontariat pourront continuer à enseigner, mais dans une autre matière, ou changer de fonction, en devenant chef de travaux ou en préparant les concours de personnel de direction, d’inspecteur ou de gestionnaire d’établissement scolaire.
Avec sa maîtrise d’AES (administration économique et sociale), Cosme pourrait par exemple donner des cours de vente. « J’ai fait un peu de marketing, c’est vrai. Mais de là à être prof de vente, non ! Je n’en suis pas capable. Les maths, ce serait encore pire ! Je dois avoir un niveau collège ! » Restent les postes de direction : « Principal, chef de travaux ? C’est un autre métier. Si j’ai fait prof, c’est parce que j’aime enseigner à des élèves. » Quant à un détachement vers une autre fonction publique, évoqué dans le questionnaire …« Vous croyez que l’hôpital va recruter ? Non. Et moi, aller dans l’armée, ça ne m’intéresse pas. » Passé la « stupéfaction et la colère », Cosme Dansou a, d’un commun accord avec ses collègues, décidé de ne pas répondre. « Nous avons reçu ce courrier quelques jours avant l’examen de la loi sur la mobilité. Avec cette loi, si je refuse trois mutations, je peux être mis en disponibilité. Et si j’en refuse encore trois, je suis révoqué. Pour nous, le message est clair : ils veulent nous virer. »

Le collectif "24 heures sans nous" a présenté jeudi "la journée sans immigrés" que ce "mouvement citoyen" organise lundi 1er mars, en France, en Italie et en Grèce, pour montrer l'importance économique des immigrés dans leur pays d'accueil.
Le collectif veut organiser "le boycott de l'économie française" en appelant les "immigrés, enfants d'immigrés et les citoyens conscients de l'apport de l'immigration en France" à cesser de "consommer et/ou de travailler.

RECADRAGE-INFO LEPOINT.FR - RÉGIONALES EN ILE-DE-FRANCE
Nicolas Sarkozy avait promis de ne pas se mêler des régionales qui se dérouleront les 14 et 21 mars... "Ce n'est pas le rôle du chef de l'État", disait-il sur le plateau de TF1 le 26 janvier . C'était avant que la campagne de l'UMP en Ile-de-France ne tourne à la catastrophe... Selon nos informations, le chef de l'État a donc changé d'avis : il va recevoir mardi matin à l'Élysée Valérie Pécresse, candidate UMP à la présidence de la région, et toutes les têtes de liste départementales pour un recadrage en règle.
Ils devront notamment s'expliquer sur l'affaire Ali Soumaré . L'équipe de Valérie Pécresse est en effet bien embarrassée , incapable qu'elle est de justifier le fait que des élus UMP du Val d'Oise en sont venus à dénoncer le passé judiciaire de la tête de liste PS de ce département. Ou d'expliquer comment ils ont obtenu ces informations sur les affaires alléguées à Ali Soumaré, et dont l'une concernait finalement un homonyme, mineur .
Une scène rapportée par le site Profession politique et reprise par Le Figaro* traduit bien l'inquiétude de Nicolas Sarkozy. Elle se déroule dans l'avion qui le ramène des Antilles la semaine dernière. En réponse au silence de Chantal Jouanno et Rama Yade, respectivement tête de liste à Paris et numéro deux dans les Hauts-de-Seine, alors qu'il leur demande ce qu'elles pensent de la campagne de Valérie Pécresse, il lance : "Vous êtes comme moi, vous avez tout compris et vous ne dites rien ! Vous avez raison : ça vous retomberait dessus !" Finalement, Nicolas Sarkozy a choisi de ne plus se taire.
lepoint.fr
Vu sur le blog de Zled.

Hausse du chômage, situation aggravée pour les plus pauvres... Un tableau noir dressé par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion, dans son rapport sur ses dix ans d'activité, publié ce jeudi.
La France compte plus de 8 millions de personnes pauvres, le même nombre qu'il y a dix ans. Avec une différence : la situation des plus vulnérables s'est «dégradée» et risque de s'aggraver avec la crise. C'est le constat fait par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) dans son dernier rapport. Le document a été rendu public jeudi, jour du dixième anniversaire de l'ONPES, en présence du secrétaire d'Etat chargé du Logement Benoist Apparu et de Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives.Dans cette sixième édition, outre un bilan des travaux de l'ONPES depuis dix ans, le rapport s'attarde en particulier sur une étude sobrement intitulée Impact de la crise sur la pauvreté. Ses auteurs, des membres de l'Observatoire français des conjonctures économiques, estiment que la montée «brutale» du chômage en 2008, suite à la crise économique et financière, n'est «que le début de l'ajustement du marché du travail et va se poursuivre dans les années qui viennent.» «Nous entrons actuellement dans une phase de chômage durablement élevée», avec des «conséquences considérables en termes sociaux» ajoutent-ils.
1,8 million de Français vivent avec moins de 602 euros par moisLa proportion de la population subsistant avec 40% du revenu médian (soit 602 euros) a, quant à elle, augmenté de 2,1% en 2002 à 3,1% en 2007. Ils étaient 1,8 million dans ce cas il y a trois ans.
«Parmi les personnes pauvres, la situation des plus pauvres s'est donc sensiblement dégradée», s'alarme l'ONPES dans son compte-rendu, publié au 10e anniversaire de cet organisme. Avec un facteur aggravant souligné par Agnès de Fleurieu, présidente de l'ONPES : «La dégradation du marché du travail, en touchant les personnes qui étaient déjà les plus vulnérables, engendre un risque d'irréversibilité du chômage et de la pauvreté». Alors que le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a annoncé ce matin que l'Etat et l'Assurance chômage allaient débloquer des fonds pour les chômeurs en fin de droits, le rapport constate effectivement que le «taux d'ancienneté du chômage» est plus important en 2010 qu'il y a 3 ans, aggravant le niveau de pauvreté moyen des chômeurs.
Parfait. Mais pour les autres élections, quid de cela : Cécilia Attias aurait eu «des échanges brutaux» avec Nicolas Sarkozy
Un texte sur les violences conjugales à l'AssembléeLa vidéo est titrée : Francis Lalanne pique une colère sur Ouï FM mais écoutez-le bien, son "emportement" est justifié et bien argumenté, l'animateur l'a bien cherché.
SANTE - L'Assemblée nationale a donné son feu vert...
Elle était attendue, cette fois ça y est. L'Assemblée nationale a donné cemercredi son feu vert à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Comme attendu, c'est le groupe Nouveau Centre (NC) qui a obtenu gain de cause.C'est quoi une commission d'enquête parlementaire? Pour le savoir, cliquez ici
«Il ne s'agit pas de remettre en cause l'action du gouvernement mais de faire le point sur comment la campagne de vaccination s'est déroulée», avait expliqué en janvier le président du groupe NC François Sauvadet. Car, selon lui, d'accabler Roselyne Bachelot «a bien fait son job» dans la gestion de la pandémie.Comprendre sans accuser
«Il ne s'agit pas d'accuser mais d'enquêter», a répété Jean-Luc Préel (NC). «Il nous faut connaître les raisons de ce non-succès de la vaccination pour pouvoir faire face à d'éventuelles nouvelles pandémies», a-t-il ajouté.En dépit de l'abstention des groupes UMP et SRC (socialistes et apparentés), la demande de commission d'enquête a été acceptée. Pour qu'une telle demande soit rejetée, il aurait en effet fallu que les 3/5e des votants s'y opposent.

« Ces dernières semaines des soucis ont été rencontrés avec des Roumains.Il arrache alors ce qu'il pense être un canular. Pris d'un doute, il compose le numéro inscrit et tombe… sur la SNCF. Il scanne l'affiche et l'envoie à Rue89.En effet de nombreux vols de bagages ont été constatés.
Nous vous demandons de redoubler de vigilance.Par ailleurs tous les faits de roumains doivent être signalés au PCNS [PC national sûreté de la SNCF, ndlr]
19# ou 01 40 23 XX XX »
La SNCF s'excuse : « Une enquête interne est en cours »

La vidéoprotection, dont on ne finit plus d'expliquer la très coûteuse inefficacité, est le pire de ces gadgets. Le préfet pourra imposer aux maires d'installer à leur frais l'inutile dispositif. 20 millions d'euros sont prévus pour aider les communes à s'équiper. Mais pour les coûts sur le long terme, qui vont aller plomber le budget des communes sur les dix prochaines années, personne ne sait encore qui va payer.
Autre gadget : l'éthylotest qui empêche la voiture de démarrer. Petit coup de pouce aux constructeurs afin qu'ils puissent vendre leur jouet en option en arguant d'une obligation de l'Etat.Les scanners corporels aussi seront « expérimentés » pendant trois ans. Expérimentés, car on voudrait être sur que les images n'iront pas finir sur Internet alimenter de lubriques instincts.
L'inutile électoralDeux mesures phares de Brice Hortefeux qui existaient déjà :
Le croisement des fichiers, lui, est effrayant. Car on parle ici de l'appliquer aux petits délits de tous les jours. Concrètement, pour retrouver le scooter de Jean Sarkozy, la police pourra analyser les appels téléphoniques et les retraits bancaires effectués à proximité, croiser leurs informations avec les fichiers d'autres administrations (Fisc, Sécurité sociale, Pôle emploi…), ainsi que des sources ouvertes (Google, Facebook, Twitter).
Les conséquences prévisibles ne seront pas une surveillance absolue et quotidienne de tout le monde (impossible sans effectifs), mais une multiplication des cas d'innocents envoyés en garde à vue parce qu'ils auront acheté une pomme au moment du vol d'une pomme.Le présumé coupable devra clamer son innocence face à -ça devient obsessionnel- une caméra en visioconférence. La Loppsi, pour réduire encore les effectifs de police, prévoit en effet de généraliser la visioconférence pour s'éviter des allers-retours au tribunal.
Planification de bavures policièresLa suite : rue89.com
Sur le sujet :Loppsi2 : "cauchemar sécuritaire"
Loppsi 2 : une "surenchère liberticide"Par Marie Kostrz | Rue89 |
Alertés, syndicats et habitants du quartier ont créé dès octobre un comité de soutien. Abdoulaye, Malien arrivé en France il y a huit ans et employé par Multipro depuis quatre ans, explique le raz-le-bol général qui a entraîné la grève :
« Comme nous sommes sans-papiers, Multipro nous exploitait. On était embauché comme des manœuvres à 280 euros la semaine, alors qu'une fois sur le chantier on effectuait des missions de plomberie ou de coffrage, qui sont normalement payées 650 euros. Jamais une personne régularisée n'accepterait ses conditions de travail. »« Dès le premier jour de grève, il a cassé le nez d'un gréviste »
La suite : rue89.com
Par Augustin Scalbert | Rue89
Il va diriger la Cour des comptes mais à Grenoble, ses choix financiers sont critiqués dans un rapport révélé par Eco89.
Curieuse situation : le député socialiste Didier Migaud a été nommé mardi matin à la tête de la Cour des comptes, alors que la chambre régionale des comptes (CRC) de Rhône-Alpes a rendu il y a quelques semaines un rapport pointant la gestion parfois hasardeuse, le recours à des emprunts toxiques et les finances dégradées de la communauté d'agglomération de Grenoble, qu'il préside. Joint par Eco89, Didier Migaud conteste cette interprétation.
Ce rapport définitif (il tient compte des observations du président) pour les années 2003-2007, dont Eco89 a obtenu copie, a été présenté en conseil de communauté le 12 février, après le report de la séance du 29 janvier pour une « erreur administrative ».Le rapport souligne de nombreuses qualités dans la gestion de Didier Migaud en tant que président de la communauté d'agglomération de Grenoble Alpes Métropole, communément appelée « la Métro ».
Ainsi, « s'agissant de la fiabilité de ses comptes, la démarche innovante adoptée et inspirée de la Lolf [dont Migaud est considéré comme l'un des “pères”, ndlr] peut être notée, de même que les taux satisfaisants de réalisation des prévisions budgétaires ».« Les procédures de transfert de charges et de produits entre budget principal et budgets annexes, de reprise des résultats, du rattachement des charges et produits à l'exercice, des restes à réaliser, d'établissement d'un inventaire des biens exhaustifs, et, plus au fond, les estimations des charges transférées. »
En résumé, et en langage plus simple : le président de communauté d'agglomération Didier Migaud a, au mieux, fait preuve de légèreté dans le rendu comptable de sa gestion et, au pire, usé d'artifices. Ce que réprouverait certainement le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.
337 millions d'euros de dettes


76.286 affaires ont été transmises en 2009 aux services du médiateur de la République, soit une augmentation de 16% par rapport à 2008. L'institution a traité 43.481 réclamations. La révision constitutionnelle de 2008 prévoit que le médiateur de la République, fonction créée en 1973, devienne le "Défenseur des droits", réunissant les fonctions du "défenseur des enfants" et de la Commission nationale de déontologie et de sécurité" (CNDS). Nommé pour 6 ans et irrévocable, le Médiateur de la République examine au cas par cas l’inadaptation de certains textes ou procédures, les excès de certains comportements et propose des solutions sur mesure et des réformes de fond. Jean-Paul Delevoye exerce cette fonction jusqu’en avril 2010.
Un "pôle santé et sécurité des soins" a été créé début 2009 dans la sphère de compétence du médiateur et s'est déjà inquiété d'une montée des "phénomènes de maltraitance" à l'égard des patients et d'agressivité envers le personnel hospitalier. Ce pôle est chargé de renforcer le dialogue entre les usagers du système de soins et les professionnels de santé, il analyse et traite toutes demandes d'information ou réclamations qui mettent en cause le non respect du droit des malades, la qualité du système de santé, la sécurité des soins et l'accès aux soins : 4.795, C’est le nombre de requêtes déposées depuis le 1er janvier 2009 auprès du Pôle Santé et Sécurité des Soins. Près de 8 % faisaient état d’un fait de maltraitance « ordinaire » mais en réalité les situations de maltraitance « ordinaire » représentent une requête sur 2, précise le Médiateur (attentes interminables, sentiment d’être mal informé, mépris social, désintérêt. humiliation) jusqu’au non respect des besoins primaires du patient, d’une prise en charge insuffisante de sa douleur ou encore l’atteinte à son intimité ou intégrité personnelle. « Au sein de cette population, on voit monter les problèmes posés par les handicapés, les patients relevant de la psychiatrie, les SDF, les enfants obèses accueillis dans les établissements de santé, qui sont tous considérés comme différents, donc traités différemment », précise le rapport.
Fragilité sociale : Selon le Médiateur, 15 millions de Français boucleraient les fins de mois à 50 ou 150 euros près et l'octroi des aides se ferait de manière retardée, avec un décalage pouvant aller jusqu’à plusieurs mois. Ces Français ne seraient pas ou mal reçus par les administrations, le Médiateur insiste donc sur l’urgence, pour les décideurs de savoir écouter tous les citoyens et de leur donner les moyens de se faire entendre. La fragilisation et la paupérisation d’une partie de la population représentent ainsi la principale source d’inspiration des propositions de réforme du Médiateur de la République.
Des propositions pour 2010 : Ainsi, l’une des propositions de l’Institution, pour ne pas couper de l’information une partie de la population, déjà développée dans le précédent rapport 2008, est
de renforcer, dans tous les services publics, la fonction d’accueil et d’information de ces populations écartées de la technologie. La fiscalisation « à la source et individuelle » est proposée, elle favoriserait une meilleure adaptation des aides financières.
Retraites et "maltraitance des patients" sont 2 autres axes prioritaires du médiateur à la lecture de son rapport 2009.
L’amélioration des droits des victimes de dommages corporels, l’amélioration de la situation des enfants d’origine maghrébine, le plus souvent orphelins, recueillis par des familles françaises selon
la procédure dite de la kafala, l’octroi des allocations familiales aux parents d’enfants
étrangers, l’amélioration de la protection des enfants, la révision de la fiscalité des successions des et donations concernant les adoptés simples, sont autant de pistes proposées dans ce dernier rapport.
Sur la question des retraites, 14 propositions faites par le Médiateur en 2008 seront reportées lors du rendez-vous sur les retraites en 2010.
Source : Médiateur de la République, mise en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 23 février 2010
Accéder au Rapport du Médiateur de la République
Accéder à l’ensemble des actualités sur le thème de la Maltraitance
Un exemple de maltraitance ICI
L'interview de Jean-Paul Delevoye par Le Monde
Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. Ancien ministre de la fonction publique de Jacques Chirac, ancien président de l'Association des maires de France, maire de Bapaume (Pas-de-Calais), c'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.
Cela sonne comme un cri d'alarme et un appel politique à retrouver le goût du vivre ensemble. Jean-Paul Delevoye, dont le mandat devrait expirer fin 2010, évoque aussi le futur défenseur des droits, qui se substituera au médiateur de la République en 2011.
Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?
Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.
Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?
La moitié des 76 000 dossiers qui remontent à l'Institution sont des demandes d'information de droits. Un fossé s'est creusé entre le citoyen et l'Etat. Les personnes qui frappent à notre porte ont été mal comprises et mal orientées. Elles se sentent dépassées par des lois devenues trop complexes et changeantes. Elles se sentent mal défendues par l'Etat.
Par ailleurs, des exigences démocratiques nouvelles - besoin de transparence, de dialogue - ne sont pas satisfaites : dans le pôle santé-sécurité des soins que j'ai créé en janvier 2009, 56 % des réclamations sont des demandes d'informations concernant notamment les dossiers médicaux : les patients veulent une information que le monde médical, sous pression, a du mal à lui garantir.
J'ajoute enfin que les Français qui s'adressent à moi sont souvent en situation de grande fragilité sociale.
La crise économique n'obscurcit-elle pas votre jugement ?
La France a de bons amortisseurs sociaux. Mais je ne peux que constater que l'angoisse du déclassement augmente. Sont déjà confrontés à cette réalité un certain nombre de nos concitoyens, ceux qu'on ne connaît pas, que parfois on ne soupçonne pas, et qu'on peine à dénombrer, formant la "France des invisibles".
J'estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près. Je suis inquiet de voir que des personnes surendettées peuvent se retrouver en plan de redressement personnel (PRP) pour la deuxième ou troisième fois parce que leurs dépenses dépassent structurellement le montant de leurs ressources.
Pourquoi l'Etat a-t-il autant de mal à répondre à ces fragilités ?
Parce que sa boîte à outil est mal adaptée. Aujourd'hui, les parcours de vie s'opèrent sur des trajectoires de plus en plus fracturées : le même boulot, le même conjoint pour la vie, c'est fini. Des échecs importants peuvent se produire en cours de route. Or l'administration gère des dossiers, non des personnes dans la difficulté. L'octroi des aides se fait avec un décalage de plusieurs mois.
C'est pourquoi je défends l'idée d'une fiscalisation à la source et individuelle. Elle seule permettrait d'adapter, en temps réel, l'octroi des aides compensatrices à la réalité de la situation des personnes. L'enjeu, c'est de les aider au bon moment, faute de quoi elles s'installent dans une spirale du fatalisme, persuadées qu'elles ne sortiront pas de leur condition sociale.
Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une officielle, que nous connaissons tous, l'autre plus souterraine qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux. Ces deux sociétés ont des fonctionnements parallèles, elles ont leur propre langage, leur propre hiérarchie, leur propre chaîne de responsabilité.
Vous y voyez une menace pour le modèle républicain ?
Observez ce qui s'est passé au fil des campagnes présidentielles. En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective. Politiquement, cela peut mal tourner. L'histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissaient le populisme. C'est pourquoi je pense que la question du vivre ensemble va s'imposer comme le thème central de la présidentielle de 2012.
Entre-temps, il y a eu la présidentielle de 2007, marquée par une forte volonté de rupture. En promettant trop, Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas pris le risque de beaucoup décevoir ?
Le moment est difficile pour les politiques : la distanciation par rapport à eux a rarement été aussi forte, en même temps il y a une très forte attente de réponses politiques. Cela traduit une inadéquation de l'offre à la demande. D'un côté, trop de gestion des émotions collectives, le plus souvent médiatisées, de l'autre, pas assez de construction d'une vision collective.
La politique n'est pas de l'ordre du magique. La question de l'appropriation, par les citoyens, de la décision politique, est devenue essentielle. Un seul exemple : les Français ont accepté l'interdiction du tabac dans les lieux publics une fois que la nocivité du tabac a été suffisamment démontrée. Ils accepteront d'autant mieux la réforme des retraites qu'on aura marqué la volonté de les associer au débat. Sur toute une série de sujets, on aurait intérêt à sortir du petit jeu politicien. Prenez le débat sur la TVA sociale, à mes yeux crucial si l'on veut résoudre le problème du coût du travail et de la sauvegarde de notre industrie. Il a été tué en quelques minutes par une petite phrase à la télé pendant la campagne des élections législatives de 2007.
Vous avez plaidé pour un défenseur des droits, créé par la révision constitutionnelle de 2008. Mais fallait-il vraiment qu'il absorbe les attributions de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et du défenseur des enfants ? Une vive polémique a eu lieu.
Je crois que c'est un faux procès. Cette idée d'ombudsman à la française, que je défends, a été préconisée par la commission Balladur. En tant que médiateur, j'ai pu mesurer la nécessité d'avoir un pouvoir d'injonction sur les administrations, pour exiger des réponses plus globales. Constitutionnalisé, le défenseur des droits pèsera davantage que le simple défenseur des enfants. A l'évidence, les deux institutions qui seront intégrées auront plus de droits et de pouvoirs après la réforme qu'avant.
Serez-vous candidat à ce poste ?
On n'est pas candidat à ce type de poste. C'est le président de la République qui choisira celui ou celle qui présidera cette institution. Mais il est vrai que j'ai plus qu'un intérêt pour ce poste, j'ai une passion.