Ammar404 La veille de son départ précipité, l'ancien président tunisien Ben Ali avait accepté de
suspendre la censure du net en Tunisie. Depuis, l'un des blogueurs arrêtés pendant les émeutes a été
nommé Secrétaire d'Etat du nouveau gouvernement. Mais Ammar404, le pseudonyme du censeur tunisien, a traversé la Méditerranée. C'est ce que constate
Karim Guellaty, un Tunisien qui avait été la source d'information la plus fiable sur Twitter le soir du départ de Ben Ali, et qui publie le texte suivant sous licence libre. Il nous a été transmis par Paul Da Silva, le président du Parti Pirate français. Nous le publions tel quel :
"Je reviens de Tunisie où j’ai la tête encore pleine de nos libertés, de nos fraternités, je reviens fier, droit comme un i, tête haute, et je me dis que j’ai de la chance de vivre entre deux pays… libres.
Je repense à la vie avant. Je repense à ce ammar404 ; ce droit le plus élémentaire de naviguer librement sur le net, nous ne l’avions pas. Une dictature finalement, ça ne fait pas dans le détail, on coupe l’accès, point barre. On pense le peuple anesthésié… il était juste en train de s’organiser".
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d'Ammar404 détourné par les internautes tunisiens.
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