Les manifestants du Bahreïn, petit pays avec ses 1 235 000 habitants, ont fait montre de courage devant le déploiement militaire du géant saoudien et la répression qui ont déjà fait une vingtaine de morts sans compter les dizaines de blessés ainsi que les disparus. Des opposants politiques on été jetés en prison sans état d'âme. Les manifestations sont désormais interdites et le symbole de la révolution de la révolution Place de la Perle a été détruit.
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Selon le JDD, le roi du Bahreïn a réduit la révolte « à un affrontement interconfessionnel. Au risque d'en attiser les braises. »
Un parlementaire a démissionné devant les violences commises : « La liberté n’est pas seulement une question d’alcool et de night-clubs »
« Ce mouvement vient de toute la jeunesse bahreïnienne. On va avoir du mal à contrôler la situation. Et le silence de l’Occident est dramatique parce ce qu’il va pousser les extrémistes des deux côtés. Le pouvoir l’a bien compris en essayant de transformer cette révolution d’inspiration démocratique en affrontement sectaire entre chiites et sunnites, alors qu’au départ, cela n’a jamais été de cet ordre. »
Le journal 20 Minutes indique que « Le Wefaq, première formation de l'opposition chiite à Bahreïn, a accepté l'offre de médiation du Koweït ».
Or, l'Arabie-Saoudite, forte de la présence de la Ve flotte américaine et de son emprise pétrolière sur le monde, joue un double jeu lorsqu'elle condamne, au sien de la Ligue arabe, les violences perpétrées sur le peuple libyen par Kadhafi. Surtout lorsque l'on sait que les Saoudiens n'hésitent pas à traverser la frontière pour les night-clubs du Bahreïn, le vernis craque encore, grâce à de courageux manifestants.
Est-il encore besoin de prouver que d'un côté il n'y aurait pas les bons et de l'autre les méchants ?
Des mondes s'affrontent mais se retrouvent souvent pour sauver leurs intérêts, tout simplement.
Le Bahreïn, que personne ne connaissait, va peut-être manquer son printemps arabe pour cause d'hypocrisie et de mensonges.
Le pouvoir fait perdre la tête, la crainte de contagion aux autres pays va radicaliser leurs dirigeants et ce, souvent dans l'indifférence générale, le pétrole étant plus important que des vies humaines.
L 'Arabie-Saoudite n'est pas la seule hypocrite concernée, la communauté internationale aussi.
A lire sur C4News
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4 commentaires:
salut Alicia je suis consterné! que pouvons nous faire maintenant mais j'ai bon espoir quand même car personne ne peut éteindre complètement le feu de la révolution car il a toujours couvé sous les braises, il suffira d'un retour de flamme venu d'un pays voisin ou de l'intérieur et ça repart comme un courant d'air qui remet en route une cheminée étouffée .
@Antar, je croyais que vous étiez au courant.
Moi aussi, je garde car le désespoir décuple les forces.
Je voulais mettre en lumière ce pays que l'on est en train d'étouffer, emprisonner sans que son peuple puisse être protégé et surtout pour que l'on ne les oublie pas.
Ce pays me fait penser à la Géorgie. la Russie n'a pas été inquiétée, comme l'Arabie-Saoudite.
La Russie qui condamne la coalition au cas où elle aurait elle-même à en pâtir dans le futur.
Triste, vraiment...
Toutes les révolutions ont leur lot de victimes mais on ne s'y habitue jamais.
Bonne soirée quand même.
salut Alicia, j'étais mal informé sur Bahreïn, c'est vrai c'est comme la Géorgie et aussi comme la province Xinjiang Ouïghours en Chine occidentale comme l’Ouzbékistan la Birmanie et encore plein de peuples opprimés obligés de fuir de se cacher dans les montagnes et j'en passe, et tout ça pourquoi, pour le pouvoir et l’argent...
@Antar, on peut même citer Gaza, Tchétchnénie, Tibet, Côte d'iVoire, entre autres... On ne cherche jamais des noises aux pays qui la bombe atomique ou ceux qui peuvent monnayer notre silence, envers celui des dirigeants, les peuples occidentaux sont plus soucieux de la morale.
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