« Alors que la presse française est sous le feu des critiques depuis le début de l'affaire DSK, le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert a estimé sur Europe1 que tout cela était "absolument stupide". "Jusqu'à présent, on avait à faire à du marivaudage. DSK disait toujours qu'il aimait les femmes (...), il avait certainement un côté obsédé sexuel mais c'est pas un délit", a-t-il ajouté pour expliquer pourquoi les médias français n'avaient pas évoqué par le passé cet aspect de la vie de DSK. »

Réaction macho de Franz-Olivier Giesbert « un côté obsédé sexuel » qui n'est pas un délit mais qui aurait dû faire l'objet de vigilance de la part des médias puisque les langues se délient.
Le journal 20 minutes rapporte des faits à prendre avec précaution :
« Une journaliste étrangère affirme avoir eu du mal à repousser les avances de DSK
La trentenaire affirme que le chef du Fonds monétaire international lui a proposé une interview en échange d'un «week-end avec lui à Paris ou ailleurs», rapporte le journal The Australian. «Il était incroyablement insistant. Il a presque dit explicitement que je devais coucher avec lui pour avoir l'interview.»
Un précédent au Mexique?
La presse mexicaine se penche sur les révélations non-étayées de DSK, les secrets d'un présidentiable, écrit par un (e) anonyme, Cassandre. Dans cet ouvrage, relate une agression sexuelle de la part du directeur du FMI sur une femme de chambre lors d'un voyage au Mexique. »
Est-il besoin de rappeler à F.O.G et certains autres hommes appartenant au milieu des médias qu'une obsession est par définition, dans le dictionnaire Larousse : «n.f. : idée répétitive et menaçante, s'imposant de façon incoercible à la conscience »
Si DSK n'est pas un véritable obsédé sexuel, il donne quand même matière à réflexion ; la compulsion sexuelle vient à l'esprit :
« La compulsion sexuelle est une problématique encore mal connue. En fait, les chercheurs ne s’entendent toujours pas sur le nom qui devrait permettre d’identifier ce trouble. Une compulsion, une addiction, un trouble obsessionnel-compulsif, de l’hypersexualité, une dépendance ?
L’essentiel est toutefois dans la reconnaissance du trouble par des critères bien précis. Ainsi, les éléments qui permettent de définir le problème (que nous appellerons : compulsion sexuelle) sont la présence de comportements sexuels répétitifs, la présence de pensées sexuelles intrusives, l’absence de contrôle, une détresse ainsi que la poursuite des comportements malgré les conséquences négatives. Il est donc important de faire la distinction entre une personne avec une forte libido d’une personne qui perd le contrôle de ses pensées et de ses comportements sexuels. »
En outre, cette affaire DSK montre à quel point notre société est machiste ; l' « empressement » d'un homme, apparait comme un signe de virilité encore très apprécié, semble-t-il.
Il est intéressant de voir combien certains hommes de presse relativisent « l'obsession sexuelle » ou la « compulsion sexuelle », comme si ce comportement déviant était « normal » et acceptable par tous. Qu'en pensent les femmes du milieu des médias ? Pour l'instant, elles se font rares...
Où commence et finit la vie privée d'un(e) politique ou d'un homme ou d'une femme de pouvoir ?
Le débat est lancé surtout lorsqu'une présidentielle se profile. Si une loi existe sur le sujet, elle devrait être revue surtout pour les personnes qui seraient appelées à diriger le pays.
Un blogueur me rappelait cet excellent livre toujours d'actualité "Sexus Politicus":
« Quelle vie sexuelle mène un bon présidentiable ? »
De Christophe Deloire et Christophe Dubois
Albin Michel, 2006
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Visible aussi sur ma page Facebook qui soutient Tristane Banon
https://www.facebook.com/pages/La-page-dAliciabx/131309493636114
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Sur le sujet : Le langage corporel de DSK «balance entre domination et soumission»
La chute de DSK, c'est aussi celle des élites françaises -
Affaire DSK: Signez l'appel contre le sexisme
Affaire DSK: les hommes se lâchent, les femmes se rebiffent -
DSK et la mentalité française
DSK-FOG: «il avait certainement un côté obsédé sexuel mais c'est pas un délit»
DSK trop pressant envers les femmes ?
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4 commentaires:
En effet, il semblerait que "FOG" n'ait jamais entendu parler de "Sexus Politicus":
Sexus politicus, paru en 2006, s’est vendu à 200.000 exemplaires. Ce dernier a été traduit aux Pays-Bas et au Portugal, après avoir été l’objet d’articles dans les plus grands journaux du monde (The New York Times, Veja, The Australian, Corriere della Sera, Maariv, El País, The Sunday Times). « Sexus politicus » est paru en édition de poche aux éditions J’ai Lu en 2008.
jf.
hello Alicia, la moindre attitude de violence est un abus et une lâcheté.
La moindre violence envers une femme pour la violenter ou la violer ou la harceler pour la forcer a avoir des rapports sexuels est un crime qui laisse un traumatisme irréparable, la perversité engendre la violence et la violence mène au crime…ce genre de chose est pour moi "inexcusable" !
Le viol de quelque nature soit-il est un crime quelque soit sa teneur et la cause l’effet est une catastrophe pour celui ou celle qui subit le viol...
@Jacques, heureusement que certains se sont "dévoués"...
@Antar, quand une femme dit non, ce n'est pas oui comme auraient l'habitude de penser certains hommes.
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