Un débat existe en Turquie, selon Guillaume Perrier, correspondant au « Monde ».
« Özil, joueur d'origine turque, avait été sifflé par le public du match Allemagne-Turquie, en octobre: les spectateurs, en majorité des Turcs d’Allemagne, soutenaient la Turquie. ».
Au-delà de l'environnement sportif, le dilemme du « derrière entre deux chaises » se pose aussi pour bon nombre de nos compatriotes dans la vie de tous les jours.
Si la double nationalité a l'avantage de pouvoir faire aimer deux pays, de bénéficier des leurs atouts, elle a aussi des inconvénients, comme le service militaire à effectuer sur une longue période dans certains pays d'origine ; dans ce cas précis, elle devient plus difficile à gérer.
Pour éviter ces « écueils », la solution qui pourrait être apportée serait la possibilité de ne plus en avoir qu'une nationalité, Française ou celle d'origine. L'individu pourrait choisir entre les deux à sa majorité.
« La double nationalité, cas le plus fréquent de la « multinationalité », est le fait de posséder contemporainement deux nationalités. La binationalité est souvent considérée comme un avantage, voire comme un privilège contraire au principe d'égalité des droits.
Certains États interdisent expressément la double nationalité et peuvent déchoir un double national de la nationalité concernée. D'autres se contentent de ne pas reconnaître la deuxième nationalité. (…) Certains ne l'interdisent que pour l'exercice de certains mandats politiques ou fonctions publiques. »
Pays autorisant la multinationalité (vert) et l'interdisant (rouge)
(Lire les informations sur la nationalité française sur diplomatie.gouv.fr)
Il n'est donc pas saugrenu de réfléchir à une réforme qui pourrait faciliter la vie de bon nombre de nos concitoyens ainsi que leur intégration ou assimilation dans la société française. Le choix de sa nationalité, dès la majorité, pourrait éviter le dilemme perpétuel ainsi que la sensation de perte de repères et d'identité.
La mondialisation, les richesses non partagées dans ce monde, surtout en Afrique, au Maghreb et au Proche-Orient sont des vecteurs supplémentaires à l'immigration. Cependant, les révolutions arabes sont l'espoir de ce début de siècle de rééquilibrer une partie du monde.
Les émigrés arrivant dans nos pays n'ont pas le choix, ils ne viennent la plupart du temps que par souci économique. Quoi de plus normal ? Qui ne serait pas tenté ?
Malheureusement, la crise est aussi passée par les pays que l'on dit riches ; leurs dirigeants se sont réveillés avec la gueule de bois devant des constats foudroyants d'imprudences commises et d'un manque de vision du monde pour les années à venir.
Notre pays, comme certains autres, subit de plein fouet ces vagues d'immigration engendrées par les inégalités instaurées depuis des décennies en maintenant des dictateurs au pouvoir et, généralement, avec une irresponsabilité impudique typiquement occidentale manquant d'anticipation et de projection dans l'avenir
Ces mêmes occidentaux qui, bien souvent, manipulés par des régimes à la diplomatie plus que douteuse, sont pris à leur propre jeu, l'immigration massive n'étant que le résultante de l'inconséquence de leurs actes.
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