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Un soixante-troisième soldat est mort en Afghanistan
dont les effectifs devraient être réduits en 2012. Depuis 2001 que des troupes étrangères foulent leur sol, et même avant, les Afghans n'entrevoient toujours pas de véritables perspectives d'avenir subissant la pression d'Occidentaux et des gouvernements successifs corrompus empêchant un développement digne de ce nom.
L’étrange évasion de 476 prisonniers d’une prison de Kandahar est venue confirmer les soupçons de l’impuissance des Occidentaux à instaurer leur vision de la démocratie.
Les populations des pays en proie à des révoltes ou conflits ont conscience des failles de leurs systèmes gouvernementaux respectifs.
C’est bien de vision et de définition de la démocratie dont il est question, chaque pays ayant sa propre conception.
Appliquer une vision de la démocratie occidentale dans une partie du monde avec des incompréhensions mutuelles des traditions a abouti à un pourrissement de la situation comme c’est le cas en Afghanistan.
A l’heure du printemps arabe, où les peuples ont décidé de prendre leur destin en main au mépris d’une mort assurée, notamment en Libye, Syrie et à Bahreïn, ces révoltés d’ailleurs envoient un signe d'espoir par leur volonté de changer leurs sociétés.
Les Afghans ne devraient donc pas échapper à cette règle d’effet dominos. Ce peuple magnifique détient la clef de sa démocratie pour en finir avec des conflits ininterrompus depuis toutes ces années et saura se réveiller sans l’aide d’Occidentaux, de Talibans ou d’un gouvernement corrompu. Sous-estimer ses capacités d’analyser serait faire preuve de légèreté…
Devons-nous pour autant nous détourner du sort
des femmes afghanes persécutées par les Talibans ? Mille fois non mais nous pouvons le faire de l’extérieur : par la diplomatie, même si nous n’y croyons plus vraiment, ou des pétitions internationales qui feraient pression sur le gouvernement afin qu’il se rende garant de leurs libertés.
Bien qu’elle ait soutenu l’implication de leurs soldats en Côte d’Ivoire ou en Libye, la majorité des Français est hostile à cette « intrusion » sur le sol afghan, et ce, depuis de l’engagement
dans ce pays connu uniquement pour ses conflits, hélas…
Or, un colonel de l’armée française a osé manquer à son devoir de réserve (en espérant qu’aucune sanction ne lui sera attribué) en indiquant :
« Les armées françaises sont atteintes de mélancolie. Rien pour l’instant qui affecte la capacité à remplir efficacement les missions données, mais cela ne peut cependant manquer d’inquiéter. » Parus dans l’édition du Figaro du 22 juin, ces propos (…) n’ont pas manqué de faire réagir, le jour-même, le ministre de la défense Gérard Longuet. »
Si les propos de ce Colonel ne sont pas anodins, ils rassurent, cependant, sur la bonne santé de nos troupes.
Dans ces armées « atteintes de mélancolie », il y a des hommes et des femmes avec des états d’âme sur le bien-fondé de leurs missions même si, théoriquement, leur rôle est d’obéir aux ordres sans poser de question ou s’en poser. Leurs interrogations sont donc un (bon) signe qu’elles ne sont pas prêtes à faire n’importe quoi, n’importe comment.
Notamment pour le théâtre de l’Afghanistan où les soldats doivent se considérer comme de la chair à canon puisqu’à terme, les troupes devraient se retirer du pays avec un sentiment de honte, d’échec et de gâchis humain occidental et afghan.
Oui, les armées françaises peuvent être atteintes de mélancolie car elles se sont engagées pour de nobles causes et non pour faire des morts inutiles… trop de morts pour « Rien », sans gloire, ni panache et avec beaucoup de tristesse…
A titre indicatif :
Décret 2005-796 article 7
abrogé le 23 avril 2008…
3. Le subordonné ne doit pas exécuter un ordre prescrivant d’accomplir un acte manifestement illégal ou contraire aux règles du droit international applicable dans les conflits armés et aux conventions internationales en vigueur pour la France.
Photo.
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