"Le club des correspondants de guerre se soucie peu de l'ancienneté. Les deux journalistes tués mercredi à Homs en étaient des membres éminents. Marie Colvin, 55 ans, reporter américaine travaillant pour le magazine britannique Sunday Times, était depuis des décennies une des figures légendaires de cette profession. Rémi Ochlik, 28 ans, photoreporter français, y avait fait son entrée plus récemment mais s'était taillé l'an dernier, en quelques mois de révoltes arabes, en Tunisie, en Égypte et en Libye, la réputation d'un grand.
Tous les deux ne vivaient que pour ce métier. Ils sont morts en l'exerçant, tués côte à côte à Homs par les obus tirés par l'armée de Bachar el-Assad, qui les a très vraisemblablement pris pour cible délibérément, pour pouvoir finir sans témoins le massacre entrepris à Homs. On rencontrait généralement Marie Colvin là où même les reporters les plus courageux hésitaient à aller. Il était difficile de ne pas la remarquer: grande et élégante, d'épais cheveux blond cendré ramassés en chignon, profil de corsaire et voix un peu rauque. Son bandeau noir sur l'œil lui donnait l'allure d'une aventurière de cinéma mais cachait une terrible blessure reçue au Sri Lanka en 2001, qui lui avait presque coûté la vie, et la vue." Lire la suite sur lefigaro.fr
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2 commentaires:
Que la terre leur soit légère.Qu'ils reposent en paix.
Nous pensons très fort à eux ainsi qu'à leur famille.
Oui, qu'ils reposent en paix.
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