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le pays où il ne fait plus très bon vivre
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Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
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Copenhague 2009-Signez l'appel : Objectif, 1 million de signatures

Du 7 au 18 décembre 2009 se tiendra à Copenhague, au Danemark,

la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques copenhague2009

vendredi 13 novembre 2009

Paradis fiscaux : L’Europe en tête

Vu sur le blog Sarkoshow
Voilà ce qu’ l’on peut lire dans un article tiré des
ECHOS d’aujourd’hui : Les principaux paradis fiscaux sont européens ! !
Encore une belle preuve que la politique $arkozienne n’est que de l’affichage et du vent ! !

Dans le Top 10 des paradis fiscaux et autres territoires opaques, Tax Justice Network a identifié pas moins de cinq pays ou juridictions situés en Europe : le Luxembourg, la Suisse, l'Irlande, la Belgique et Londres.

Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. " Preuve en est le classement de 60 pays et territoires que vient de publier le TJN (Tax Justice Network), réseau international d'experts et d'associations auquel participe en France la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires ", souligne Jean Merckaert, chargé du plaidoyer financement du développement au CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement)

Fruit d'un énorme travail mené sur plusieurs années, ce classement est basé sur un indice combinant le degré d'opacité, évalué à partir de 12 critères. Des territoires comme l'Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les Îles Caïmans ou Jersey, aujourd'hui sur la liste blanche de l'OCDE, constituent pourtant des places financières centrales pour les acteurs en quête d'opacité.


Les oublis de l'OCDE
La suite : ernolsheim.over-blog.com

Sur le sujet : STOP AUX PARADIS FISCAUX , la pétition

Le grand emprunt, nouvelle pomme de discorde entre Bruxelles et la France

La Commission européenne estime que le grand emprunt doit être comptabilisé dans le déficit et la dette au sens de Maastricht. Au grand dam de Paris. De quoi relancer le débat sur la rigidité du pacte de stabilité?

Le pire de
la crise à peine passé, le psychodrame entre la France et la Commission européenne repart de plus belle. Bruxelles vient d'imposer un retour du déficit public sous les 3% du PIB en 2013, accordant un an de répit par rapport à ses recommandations du printemps, lorsque Paris avait été mis sous le coup d'une procédure pour déficit excessif. Pas assez, pour le gouvernement, qui la semaine dernière avait plutôt tablé sur 2014 pour ramener son déficit public d'environ 8% du PIB aujourd'hui à 3%. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a d'ailleurs affirmé ce mardi que l'exigence de la Commission était "fort peu réaliste".
la suite :
lexpansion.com

jeudi 12 novembre 2009

Grippe A : un cas "probable" de syndrome Guillain-Barré après vaccination

Voilà qui ne va pas rassurer les Français peu motivés pour se faire vacciner contre la grippe H1N1 : le ministère de la Santé annonce qu’un cas "probable" de syndrome Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux périphérique, a été signalé après une injection du vaccin. Au ministère on précise qu’il s’agit d’une forme modérée qui a évolué favorablement.

Ce cas a été signalé dans le cadre du dispositif de pharmacovigilance de la vaccination, mais le ministère indique qu’il s’agit "d’une forme modérée et uniquement sensitive" , c’est à dire qu’"il n’y a pas eu de paralysie, mais uniquement des fourmillements". Et que "l’origine n’a pas été établie".

Chaque année en France, "1.700 à 1.800 cas de syndrome de Guillain-Barré (SGB) donnent lieu à une hospitalisation, soit 5 par jour", tempère le communiqué du ministère, qui précise que "dans la plupart des cas la survenue de cette maladie est liée à un épisode infectieux, bactérien ou viral, dont la grippe".

Le syndrome de Guillain-Barré, également appelé "polyradiculonévrite démyélisante aiguë", est une atteinte des nerfs périphériques qui (en principe) se traduit par une paralysie rapide, débutant le plus souvent au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. Cette maladie rare (2,8 cas/100.000 habitants/an) est potentiellement grave, même si la récupération est le plus souvent complète. Environ 5% des patients décèdent et environ 10% gardent des séquelles, un risque moins important si la prise en charge est précoce.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’étant engagée "à la transparence sur les effets secondaires de la vaccination contre la grippe A (H1N1)", une expertise approfondie sera conduite par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), qui publiera demain un bulletin de pharmacovigilance.

Selon l'AFSSAPS, "le risque avéré de syndrome de Guillain-Barré découlant de la grippe est très supérieur au risque incertain de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination" . Le Pofesseur Christian Perronne, du Haut Conseil de la Santé publique affirmait également récemment qu’"il y a 70 fois plus de SGB à la suite d’une grippe qu’après une vaccination contre la grippe".

La crainte de la survenue de ce syndrome a été régulièrement évoquée depuis le début de l’épidémie, à cause du précédent américain de 1976. Après l’irruption sur une base militaire d’un virus de grippe porcine, quelque 40 millions d’Américains avaient reçu à la hâte un nouveau vaccin. Un demi-millier de personnes avaient alors contracté le syndrome de Guillain-Barré, et 25 personnes étaient mortes. Cependant, selon plusieurs experts, rien n’a permis d’établir de façon certaine que la survenue du syndrome était directement liée à la vaccination.

Anne Jocteur Monrozier, avec agences
france info.fr

Syndrome Guillain-Barré
Le syndrome de Guillain-Barré ou syndrome de Guillain-Barré-Strohl est une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique. C'est une maladie acquise. On l'appelle également polynévropathie aiguë inflammatoire démyélinisante, polyradiculonévrite aiguë idiopathique, polynévrite aiguë idiopathique ou paralysie ascendante de Landry.

Le trouble, communément appelé syndrome de Guillain-Barré est une maladie rare qui affecte les nerfs périphériques de l'organisme. Il se caractérise principalement par une faiblesse, voire une paralysie et s'accompagne souvent de sensations anormales. Le syndrome se manifeste de manière sporadique. Il est imprévisible et peut survenir à tout âge, indépendamment du sexe. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes récupèrent leurs capacités physiques au bout de 6 à 12 mois. Sa gravité peut varier considérablement d'un cas moyen pouvant même ne pas être porté à la connaissance d'un médecin, à celui d'une maladie dévastatrice liée à une paralysie presque totale plaçant le patient entre la vie et la mort. On pense aujourd'hui que c'est de cette maladie que souffrait le président américain Franklin D. Roosevelt, paralysé des jambes à partir des années 20, et non de la polio, comme avancé à l'époque[1].

Diagnostic [modifier]

Une hyperprotéinorachie (augmentation de la concentration en protides dans le liquide céphalo-rachidien prélevé au cours d'une ponction lombaire) est habituelle au 10e jour suivant l'apparition des symptômes, accompagné d'un compte normal de cellules du liquide céphalo-rachidien (c'est la « dissociation albumino-cytologique »). Sa constatation constitue l'élément de diagnostic le plus discriminant.

L'électromyographie consiste en la mesure de la vitesse de conduction nerveuse (VCN-EMG) et met en évidence un ralentissement ou une absence de conduction nerveuse dans près de 85% des cas[9].

Le diagnostic différentiel appelle également l'absence de toute autre cause justifiant la présence d'une neuropathie périphérique, comme : absence d'anamnèse concernant l'inhalation d'un solvant organique, absorption de plomb ou de certains médicaments, tels que la nitrofurantoïne ou la dapsone ; manque de preuves des causes infectieuses de neuropathies, telles qu'observées dans la diphtérie, la poliomyélite ; manque de preuve de porphyrie intermittente aiguë ; analyses d'urines normales pour les métabolites de porphyrines.

Traitement [modifier]

La prise en charge dans un centre de soins aigus est souhaitable, avec selon les cas, une convalescence dans un centre de rééducation, et un suivi par un programme de rééducation hors hôpital durant 3 à 12 mois.

Lire l'intégralité du sujet : wikipedia.fr


Prison: l'Etat condamné en appel pour mauvaises conditions de détention

Prison: l'Etat condamné en appel

La cour d'appel administrative de Douai (Nord) a confirmé la condamnation de l'Etat par le tribunal administratif (TA) de Rouen à verser des indemnités à trois détenus qui dénonçaient leurs conditions de détention, a-t-on appris de source judiciaire. La 1ère chambre de la cour d'appel de Douai, saisie par le ministère de la Justice, a confirmé les dommages et intérêts de 3.000 euros par plaignant prononcés en première instance et accordé 1.500 euros à chacun d'eux au titre des frais de justice.

"La cour ne pouvait pas contester que mes clients avaient été détenus dans des conditions contraires à la dignité humaine", s'est félicité leur avocat, Etienne Noël, affirmant être sur le point d'engager des procédures identiques pour des dizaines de détenus de Rouen. "Ca risque de coûter très cher" à l'Etat, a-t-il prévenu. Dans son jugement du 7 mai 2009, le tribunal administratif de Rouen constatait que les cellules concernées de la maison d'arrêt ne disposaient pas de "ventilation spécifique du cabinet d'aisance ni de cloisonnement véritable avec la pièce principale".

Il mettait en avant "la promiscuité et l'absence du respect de l'intimité" dans des cellules d'une superficie de 10,80 à 12,36 m2, accueillant deux ou trois détenus. Il concluait que ces conditions de détention constituaient "un manquement aux règles d'hygiène et de salubrité". L'arrêt du tribunal se fondait sur une expertise datant de la fin 2005/début 2006.

lefigaro.fr
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Attentat Karachi : Jean-Louis Bruguière, Juge peu coopératif

Vu sur le blog VERITE-ATTENTAT-KARACHI.ORG, Jean-Louis Bruguière, Juge peu coopératif.
Ce que je n’ai pas pu dire : les heures de service de Jean-Louis Bruguière, servies par les questions du journaliste Jean-Marie Pontaut, viennent de sortir chez Robert Laffont. La star des juges antiterroristes a remisé en 2007 la robe noire pour tenter sa chance aux législatives avec l’UMP. L’attentat de Karachi est traité dans la dernière partie, sur neuf pages. Bruguière a instruit ce dossier de 2002 à sa retraite. Maintenant, il semble privilégier la responsabilité d’Al-Qaeda, tout en relevant : «On peut tout imaginer dans le chaudron pakistanais.» Certes. Il accable la police locale, peu loyale à son goût, en faisant référence à son voyage de mars 2006 à Karachi. Sur place, nous avons récemment discuté avec Zubair Mahmood, qui a dirigé les enquêtes sur l’attentat. Il se souvenait de sa rencontre de 2006 avec Jean-Louis Bruguière. Mais il ignorait que le magistrat français détenait alors, et depuis 2003, des procès-verbaux sur des menaces précises identifiées par les salariés de la DCN avant l’attentat. Des pièces qui auraient pu orienter l’enquête des policiers de terrain. Zubair Mahmood nous assure que ces pièces-là ne lui ont jamais été transmises.

Sur le sujet :
Attentat Karachi : Les juges demandent la levée du secret défense

Attentat de Karachi: la colère des familles contre l'Elysée

«Il peut s’agir des militaires»

Les pots-de-vin du président pakistanais

La grippe A fait le bonheur des laboratoires

NOUVELOBS.COM 12.11.2009 06:09
GlaxoSmithKline table sur 1,12 milliard d'euros de revenus supplémentaires au 4e trimestre, tandis que le laboratoire Roche voit les ventes de Tamiflu exploser de +1417%. Le vaccin est en outre nettement plus cher que celui de la grippe saisonnière.








La campagne de vaccination du public n'a pas encore commencé en France que les laboratoires se frottent déjà les mains. La grippe A (H1N1) leur permettra de confortables augmentations de revenus.
Avec un milliard de livres (1,12 milliard d'euros) de revenus supplémentaires prévus au 4e trimestre, GlaxoSmithKline (GSK) apparaît comme le plus grand "gagnant" de la pandémie.
Outre son vaccin, le groupe britannique peut également compter sur ses ventes de masques ou de Relenza, un antiviral contre la grippe H1N1 concurrent du Tamiflu de Roche, dont
les ventes, encore modestes, ont néanmoins explosé au 3e trimestre (+1417%).

Les ventes dépendront de la virulence de la pandémie

Le suisse Novartis et le français Sanofi-Aventis prévoient respectivement, 400 à 700 millions de dollars (268 à 468 millions d'euros) et 500 millions de dollars (334 millions d'euros) de chiffre d'affaires supplémentaire au 4e trimestre grâce à leurs vaccins anti-grippe A.
Les ventes de vaccins "dépendront de la virulence de la pandémie, mais nous vendrons sans doute autant de vaccins au 1er trimestre 2010 qu'au 4e trimestre 2009", a même estimé le directeur général de Sanofi-Aventis Chris Viehbacher.
Pour Sanofi-Aventis, dont le vaccin, contrairement à ceux de ses concurrents, doit encore obtenir le feu vert des autorités de santé européennes, cette manne supplémentaire a même entraîné un relèvement de l'objectif annuel de bénéfice par action.

Des tarifs élevés

Au moment de négocier avec des gouvernements souvent pressés de conclure des accords, les laboratoires sont "arrivés en position de force", note un analyste qui a tenu à rester anonyme, pointant des tarifs pour ce vaccin "largement" supérieurs à ceux pratiqués pour la grippe saisonnière.
Il sera "30 à 40% plus cher que celui de la grippe saisonnière", assure le député PS Gérard Bapt, dans un récent entretien accordé à Libération.
En France, Sanofi-Pasteur, la branche vaccins de Sanofi-Aventis, a vendu son vaccin 6,25 euros hors taxes, GSK 7 euros, Novartis 9,34 euros et Baxter, auquel 50.000 doses seulement ont été commandées, 10 euros.
La France a commandé 50 millions de doses auprès de GSK, 28 millions auprès de Sanofi-Pasteur, 16 millions auprès de Novartis, puis 50.000 auprès du laboratoire américain Baxter.
La deuxième vague de vaccination contre la grippe H1N1, à destination du grand public, après une première en direction des personnels de santé, sera lancée jeudi. Outre les personnels de santé et avant de prochaines vagues de vaccination, six millions de personnes sont potentiellement concernées.

(Nouvelobs.com avec AFP)


Sur le sujet :


Récit d'un malade de la grippe A

Grippe A : Neuf plaintes contre le vaccin

Grippe A: Jane Burgermeister, la journaliste qui accuse le gouvernement et l'OMS
Grippe A : Les Français ne veulent pas se faire vacciner
Humour-Grippe A : Dessins de Bickel et PPS
Grippe A-Allemagne: Vaccin H1N1 sans adjuvant réservé à l'élite...
Grippe A-Suède: 30 infirmières malades après s'être faites vacciner

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Ma citation du jour : Pierres

Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal.
[Hector Berlioz]

Jospin recadre Fillon


"François Fillon est inélégant, impertinent et imprudent", par Lionel Jospin

Sous ses airs de grand intendant dévoué, le premier ministre
François Fillon se montre souvent agressif et peu respectueux des faits. Ainsi vient-il de se livrer à une charge gratuite contre moi, en imputant mon échec de 2002 à des "engagements jamais tenus". C'est inélégant, impertinent et imprudent.

la suite :
lemonde.fr

Education : 16000 postes supprimés en 2010...

16.000 postes en moins
Education: les dangers du budget 2010

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Le débat de l'identité nationale vu par la presse étrangère



Le débat sur l'identité nationale au miroir de la presse étrangère

Q
u'est-ce qu'être français ? C'est la question posée par le site Internet dédié au "grand débat sur l'identité nationale" voulu par le gouvernement. Un sujet qui intéresse les médias étrangers, qui n'hésitent pas à donner leur propre définition de l'identité française. Prensa latina, agence d'information latino-américaine, ébauche ainsi un portrait des Français : "Fiers de leur nationalité, ils portent aux nues les apports de leur pays à l'humanité et se disent inégalables en matière d'art culinaire, de vins, de mode et de parfums. Mais ils sont pleins de contradictions, enclins à la grève, aiment le verbe polémique. L'intégration des immigrés a radicalement changé leurs goûts ; l'insatisfaction les caractérise."

NOSTALGIE

Le Times ironise sur la vision passéiste proposée par le gouvernement, qui veut remettre au goût du jour la "douce France". La référence à cette chanson de Charles Trenet vient du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre ("La défense de notre modèle culturel et de la "douce France" chantée par Charles Trenet passe par la redéfinition de notre identité nationale"). The Times constate qu'"il n'y a clairement aucune place dans cette vision du pays pour les banlieues violentes, pour les conflits raciaux et pour les manifestations virulentes devant des usines décrépies".

Mais c'est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d'un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers, notamment le Guardian et La Vanguardia. "Les élections riment, selon le sarkozisme, avec identité nationale", souligne cette dernière. Le quotidien catalan rappelle qu'à la veille des municipales de 2008, le ministre de l'éducation avait annoncé l'introduction dans les programmes scolaires de la connaissance de l'hymne national. "Ce thème était réapparu peu avant les européennes de 2009, lorsque Nicolas Sarkozy avait envoyé sa feuille de route au ministre de l'immigration et de l'identité nationale, dans laquelle figurait clairement le lancement d'un tel débat. Cette mission se traduit dans les faits aujourd'hui, à quatre mois des régionales…", constate le quotidien.

LES RISQUES D'UNE DÉFINITION

Plusieurs journaux dénoncent l'objectif même d'un tel questionnement sur l'identité nationale. Le Christian Science Monitor cite ainsi le chercheur Pap NDiaye, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, qui craint une dérive "autoritariste" du débat : "Il y a tellement de façons d'être français qu'il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu'est être français." Coïncidence relevée par le CSM : le jour même où était lancé le débat, la sœur de l'historien, la romancière Marie NDiaye, symbole de l'identité multiple française, obtenait le prix Goncourt, principale récompense littéraire en France. Un pied de nez aux tentatives de figer l'identité nationale dans une définition.


L'Observateur paalga (Ouagadougou) se demande s'il ne vaudrait pas mieux "laisser dormir" le débat car "il va être difficile de prouver qu'il n'y a pas de soupçon d'exclusion derrière cette [tentative de définition de la] 'francité'". Et le quotidien burkinabé de rappeler les dérives d'un autre débat sur l'identité nationale, en Côte d'Ivoire cette fois, où le concept d'"ivoirité" avait conduit à écarter le candidat musulman du nord du pays, Alassane Ouattara, de la présidentielle de 1995. La France "a mieux à faire que d’emprunter cette voie", conclut L'Observateur.

Le débat dépasse en tout cas les clivages droite-gauche, note Charles Bremner, le correspondant à Paris du Times, sur son blog. Il divise particulièrement le Parti socialiste, tiraillé entre la "gauche traditionnelle", qui invoque un argument moral et dénonce un retour au "pétainisme", et la "gauche populiste, incarnée par Ségolène Royal, qui demande que les politiques s'adressent aux peurs publiques". Autre élément de trouble pour la gauche française, relevé par Charles Bremner : l'initiateur de ce débat n'est autre que l'ancien socialiste Eric Besson.


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