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"Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde" "Vivre tout simplement pour que tout puisse simplement vivre" Gandhi "Fais de ton ennemi ton ami afin d’en connaître toutes les failles" Anonyme

lundi 31 mai 2010

Eurovision 2010 : Des votes pour des pays amis, voisins ou solvables ?

Samedi, je suis "arrivée" à la fin de l'Eurovision 2010 ; j'ai assisté aux votes des pays et je comprends mieux pourquoi j'ai décroché depuis une dizaine d'années. Je ne me souvenais plus combien cet évènement sentait la magouille.  La preuve, selon moi, est la gagnante de cette année : gentillette, la chansonnette mais d'autres pays étaient d'un niveau supérieur. Est-ce parce que l'Allemagne était le seul pays en mesure d'organiser, financièrement,  le prochain Eurovision ? Il y a de quoi se poser des questions.

Voir la gentille chanson : http://www.youtube.com/watch?v=MmD43tvsdWQ
Notre Jessy Matador n'était pas non plus mais le niveau était très élevé ; il ne s'en sort pas trop mal avec sa 12 ème place. Voir la Vidéo.  A noter qu'il était le seul noir de la compétition...
Tous les pays votaient pour les pays amis ou voisins ou pour la gagnante d'un pays qui est le solvable d'Europe :-)
Ma chanson préférée : Daniel Diges - Algo pequeñito - Espagne - Eurovision 2010

Procès Allègre : signer la pétition de soutien à Politis

Pétition que j'ai signée.
Depuis le 19 mai, Denis Sieffert, directeur de la publication de Politis, et sept auteurs du texte « Claude Allègre, question d’éthique » sont mis en examen. Je soutiens Politis et les auteurs de cette tribune contre les tentatives d’intimidation de Claude Allègre. Je demande le retrait de la plainte, et je me prononce pour un débat public avec Claude Allègre sur les sujets abordés dans le texte incriminé.
Plus d’informations : Claude Allègre attaque Politis
Signer la pétition ICI

Clip-vidéo-"Désolés" : les excuses de TF1 (Parodie de Sexion d'Assaut)


Train de vie du gouvernement et de l'Elysée: les propositions de René Dosière

Lu sur le blog de René Dosière :

"J'ai tenu un point presse pour évoquer le train de vie du gouvernement et de la présidence de la République.
On trouvera ci dessous les éléments communiqués à cette occasion:
LE CUMUL DES INDEMNITÉS LE CUMUL DES INDEMNITÉS
LE TRAITEMENT DES MINISTRES LE TRAITEMENT DES MINISTRES
 
A l'occasion du débat sur la réforme des collectivités locales nous avons déposé avec trois collègues Jean Jacques URVOAS, Aurélie FILIPPETTI et Jacques VALAX, trois amendements pour supprimer le cumul des indemnités et l'écrêtement.
Ceux-ci ont été repoussés sans commentaire ni justification.
  CRI - ame.. Extrait du compte rendu des débats du 28 mai à 13h.
 
Les comptes 2009 de l'Elysée viennent d'être publiés, on trouvera ci après l'analyse que je viens d'en faire:
ELYSEE 1 analyse budget élysée 2009
 
Afin de réduire le train de vie des responsables politiques, je propose diverses solutions.
Propositions Propositions"
Sur le sujet : Gaspillage des deniers publics : Dosière présente trois amendements
Plus : Taxe Tobin: le PS signe la pétition pour une taxe sur les transactions financières -
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Les préjugés des Français et des autres...

Un sondage intéressant et un débat sur RMC avec Jean-Jacques Bourdin qui invitait Arielle Schwab et Dominique Sopo : Les préjugés racistes en hausse. et ce, en l'espace d'un an.  Le débat sur l'identité nationale est passé par là ravivant des blessures, frustrations et réveillant des idées de personnes qui ne se posaient aucune (mauvaise) question.
Le racisme existe bel et bien et entre communautés (pour étayer mes propos : Lire les préjugés entre européens). Une dame, intervenant sur RMC, demandait que l'on n'oublie  pas le racisme envers les Français ou envers les blancs et pourquoi pas, envers les occidentaux. Ce constat est bien réel si on ne creuse pas l'idée un peu plus :

Voir l'extrait du JT de France 3 : le Général de Gaulle en 1959  à 12'.40 qui se demandait ce que serait tous ces pays si nous n'étions  pas allés dans les pays colonisés. On peut aussi se poser la question de savoir quel aurait été leur destin si nous nous étions abstenus.

Nos comportements colonisateurs ont laissé des traces, des séquelles, des rancunes et le racisme existe aussi envers les occidentaux, les blancs et les Français.
Aujourd'hui, nous avons l'occasion d'essayer de nous comprendre, nous accepter et de faire l'effort de vivre ensemble sans avoir peur les uns des autres.
Nous pouvons faire l'histoire en tournant certaines pages qui ne grandissent aucune communauté.
Un appel à une véritable fraternité, en somme...

Les préjugés des Français ont la vie dure
"Après un an de matraquage stigmatisant envers les populations arabes et musulmanes, les préjugés ont plus que doublé par rapport à l'an dernier", déplore Arielle Schwab, présidente de l'UEJF. Les Arabes sont perçus comme délinquants par 27,6 % des sondés contre 12 % lors d'un sondage effectué l'an dernier par l'institut CSA.
Pour près d'un Français sur deux (49 %), "les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale que les autres". 28 % des sondés considèrent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres et 30 % que les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias.
"On assiste à une libération de la parole raciste depuis plusieurs mois", accuse Dominique Sopo, président de SOS Racisme, pointant "la tentative d'importation du débat sur l'interdiction des minarets", "le débat sur l'identité nationale" et "le débat sur la burqa, posé de façon extrêmement malsaine".
4 % DES SONDÉS SE DISENT HOMOPHOBES
Pour l'UEJF, "les préjugés se répandent et se banalisent" : lsi es français sont ainsi deux fois moins nombreux que l'an dernier à se dire homophobes (4 % se revendiquent homophobes contre 8 % en 2009), les préjugés homophobes sont repris par 12 % des sondés contre 8 % l'an dernier. Par ailleurs, parmi les sondés qui se disent "non racistes", 32 % ne réagissent pas devant un préjugé raciste. "La capacité d'indignation des Français est en déclin", s'inquiète Arielle Schwab.
Dimanche, les Assises de la lutte contre les préjugés, auxquels participent une quarantaine de responsables associatifs et politiques, aborderont les questions de la montée de la xénophobie en Europe et du passage à l'acte. Arielle Schwab, Dominique Sopo, le cinéaste Yann Moix, l'auteur Bruno Gaccio et Charb, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, doivent débattre en fin d'après-midi à Sciences Po sur le thème "Quand les figures de l'autorité dérapent".
lemonde.fr
Sur le sujet : Décolonisation

Lire les préjugés entre européens

L'Europe décalée

CRISE

Les préjugés, eux, prospèrent

"Unie dans la diversité" : la devise de l’UE a longtemps défini la richesse d’un continent encore marqué par la guerre. Mais avec la crise, les Européens semblent retrouver leurs antagonismes, regrette le Dagens Nyheter


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Les Italiens et les Espagnols sont des gens paresseux et peu fiables, les Grecs sont des filous. Quant aux Norvégiens et aux Danois, mieux vaut ne pas en parler. Quand j'étais jeune, de tels jugements servaient à définir une nationalité. Puis ils ont quasiment disparu. Ou tout au moins, ils n'étaient plus avouables, et c'est une véritable ironie de l'Histoire que de les voir aujourd'hui revenir en force en Europe.
S'ils reviennent, c'est, bien sûr, grâce à la situation économique dans le Sud de l'Europe. Et ce "grâce" n'est pas seulement ironique : peut-être est-il bon, en effet, de rappeler aux Européens qu'ils continuent à se désintéresser les uns des autres. Qu'ils sont restés des étrangers, malgré des décennies de grands discours et de professions de foi à l'égard d'une communauté européenne dans laquelle nous semblons avoir tant de mal à mettre de la conviction, qu'elle vienne du cœur ou de la raison.
La multiplicité européenne peut être enrichissante et pittoresque, mais si l'on met en avant ce qui nous distingue clairement et non ce qui nous unit peut-être, cela peut mal finir.
Lire la suite sur presseurop.eu...
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samedi 29 mai 2010

Vidéo: La France informée avant l'heure de sa désignation pour l'organisation de l'Euro 2016

Bourde de Marc Planus sur l'Euro 2016
Si c'est le cas, bons comédiens !  y compris que Nicolas Sarkozy et sa cour qui laisseraient planer le doute sur magouilles et compagnie... Triste foot...
lepoint.fr
La délégation française laisse éclater sa joie vendredi à l'annonce du choix de la France pour l'organisation de l'Euro en 2016 © AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES

Tout le monde s'est étonné vendredi que le président Nicolas Sarkozy fasse le déplacement à Genève pour apprendre que la France avait été choisie pour organiser l'Euro 2016 , plutôt que la Turquie ou l'Italie. Jusque-là, en effet, le chef de l'État ne s'était personnellement pas fortement engagé sur ce dossier. Une question se pose alors : savait-il déjà que la France allait être désignée vainqueur ? C'est ce que laisse penser une gaffe commise par l'un des Bleus, Marc Planus, lors d'une conférence de presse en Tunisie vendredi soir.
"On nous a appris ça hier soir (jeudi), on est vraiment ravi, ça va dynamiser un peu le football français", lâche alors le défenseur de l'équipe de France. Lapsus ? "En fait, c'était ce matin, je me suis trompé. Sur un paperboard, on avait, à l'entrée de la salle de restaurant, marqué "Félicitations, on accueillera l'Euro", tente-t-il de se rattraper. L'horaire semble encore coller moyennement, mais une petite voix derrière le joueur rectifie une nouvelle fois : "À 13 h 05 !", soit effectivement quelques minutes après l'annonce officielle. Le cafouillage sème inévitablement le doute...
Regardez cette vidéo tournée par BFM TV lors de la conférence de presse:

Rugby : Championnat de France Top 14 Perpignan / Clermont-Auvergne


C'est ce soir : Samedi 29 mai 2010
20h45  France 2
Championnat de France Top 14. Finale. Perpignan / Clermont-Auvergne. Au Stade de France, à Saint-Denis. L'année 2010 sera-t-elle enfin celle de Clermont-Auvergne, battu à dix reprises en finale du championnat de France et qui reste sur trois échecs consécutifs ? Les coéquipiers de Morgan Parra et de Julien Bonnaire, qui ont dû s'employer pour venir à bout de coriaces Toulonnais en demi-finales (35-29 après prolongation), retrouvent l'USA Perpignan pour une remake de la finale 2009. L'an dernier, David Marty et les siens l'avaient emporté sur le score de 22-13, renvoyant une nouvelle fois les «Jaunards» à leurs études. Alors, une première pour les Auvergnats ce soir ou un doublé historique pour les Catalans ? ATTENTION : risque de prolongation en cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire.programme.tv

Roland Garros-La tenue de Venus Williams: joliment sexy ou carrément déplacée?

Allez-y, les filles, faites vous plaisir. Vous êtes plus jolies à regarder que certains mannequins (sans vouloir les froisser :-). En plus, vous êtes performantes. Continuez d'allier sport et féminité. Faites-vous plaisir.

Minute Mode - La robe en dentelle que la deuxième joueuse mondiale porte depuis
le début du tournoi ne laisse personne indifférent.

 

Une piscine de 25 mètres au futur siège du ministère de la Défense

On ne dit pas à qui servira cette piscine... La démesure prouve que nos ministres ne vivent pas dans le même monde que nous, voire la même planète...
Le "Pentagone à la Française", futur siège du ministère de la Défense, qui doit ouvrir ses porte en 2014 dans le sud de Paris, bénéficiera d'une piscine de 25 mètres. Un projet d'environ 10 millions d'euros que le ministère a estimé "justifié".

Le blog du journal Libération, "Secret défense", qui a révélé vendredi l'existence de ce projet, précise que la décision a été prise le 22 avril par le ministre Hervé Morin lors d'un comité ministériel d'investissement. "Le ministre s'est même interrogé sur l'opportunité de construire un bassin de 50 mètres, de type olympique avec huit couloirs", précise-t-il, s'interrogeant sur l'opportunité d'un tel investissement en période de rigueur budgétaire.

Un bassin de 50 m jugé indécent


Le porte-parole du ministère Laurent Teisseire a confirmé à l'AFP qu'une "piscine de 25 mètres est prévue dans le cadre du projet". "C'est un investissement justifié", a-t-il assuré, faisant valoir qu'il "répondra aux besoins de l'entraînement physique obligatoire des 5.000 militaires présents sur le site". Cette piscine, a-t-il ajouté, marquera aussi "la volonté d'ouverture du site de Balard (aux) habitants du quartier" qui pourront accéder à la piscine à certains horaires ou aux crèches du futur siège du ministère.

Les services du ministère ont également confirmé auprès l'existence d'une note de la Délégation pour le regroupement des états-majors et services centraux de la Défense (DRESD), évoquée par le blog et qui "propose d'en rester au principe d'une piscine de 25 mètres". Cette note relève qu'il est "hautement probable que le ministère du Budget ne donnera pas son accord" à un bassin de 50 m et que "la Cour des Comptes ne manquerait pas de stigmatiser cette dépense", mettant en garde aussi contre l'effet "médiatique" d'une telle option.

Les services du ministère ont également confirmé le montant des investissements, "moins de 10 millions d'euros pour un bassin de 25 m contre 30 pour une piscine de 50 m". A titre de comparaison, le Pentagone américain, qui n'en disposait pas jusqu'à présent "va être doté d'une piscine de 25 mètres avec 6 couloirs", affirme "Secret défense". Voulu comme un "grand geste architectural" par Hervé Morin, le site de Balard, dans le XVe arrondissement, doit accueillir près de 10.000 collaborateurs du ministère, des états-majors et administrations centrales.
lefigaro.fr
Selon Secret défense, "les services du ministère s'évertuent depuis lors à tempérer l'enthousiasme aquatique de leur ministre. Dans une note interne, dont nous avons eu connaissance, la Délégation pour le regroupement des états-majors et services centraux de la Défense (DRESD) "propose d'en rester au principe d'une piscine de 25 mètres, à titre ferme et non plus d'option". Elle estime que "plusieurs arguments plaident contre ce projet" de piscine olympique.
Le bassin de 25 mètres avec 4 couloirs coutera 30 millions d'euros (10 d'investissements et 20 de fonctionnement), estime la DRESD. Un bassin olympique doublerait quasiment l'addition, "de l'ordre de 55 millions" !  [Selon toute vraisemblance, le coût du fonctionnement s'étend sur la durée du contrat avec le futur propriétaire des lieux, la Défense étant locataire pendant 30 ans]
La DRESD fait notamment remarquer qu'il est "hautement probable que le ministère du Budget ne donnera pas son accord" et que "la Cour des Comptes ne manquerait pas de stigmatiser cette dépense". Avec une grande lucidité, la note pronostique que "sur la plan médiatique, certains trouveront matière à contester l'ampleur d'un tel investissemetn au regard des besoins du ministère (entrainement des personnels militaires)."
A titre de comparaison, le Pentagone américain, qui n'en disposait pas jusqu'à présent "va être doté d'une piscine de 25 mètres avec 6 couloirs".
Sur le sujet :
Dosière présente 3 amendements visant à limiter le gaspillage des deniers publics

Rémunération des élus politiques y compris celle des ministres en France

Et si les ministres français baissaient leurs salaires?

Ces ministres qui ne veulent pas baisser leur salaire.





















Voici l'image dans son contexte, sur la page : www.decitre.fr/.../9782800132150
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    vendredi 28 mai 2010

    Gaspillage des deniers publics : Dosière présente trois amendements

    Je pense que l'on devrait soutenir René Dosière qui fait un travail formidable d'investigation.
     Pour Dosière, le train de vie de l'Elysée tranche avec la rigueur
    AFP
    En 2009, les frais de déplacements du chef de l'Etat se sont élevés à 22,003 millions d'euros, en hausse de 51% par rapport à 2008.
    DÉPENSES - Le député Dosière part à la "chasse au gaspi" du gouvernement
    De l'onéreuse garden party à l'explosion des frais de déplacement du chef de l'Etat, le député apparenté socialiste René Dosière dénonce des dépenses de la présidence de la République en hausse de 2,5% par rapport à 2008.
    "On dit aux Français qu'il faut faire des économies. Les responsables politiques doivent montrer l'exemple." Ce vendredi 28 mai, lors d'une conférence de presse intitulée "Au moment où l'austérité est en train de s'installer, qu'en est-il du train de vie de l'Elysée et des ministres?", le député apparenté socialiste René Dosière s'est attaqué aux dépenses de l'exécutif.
    A celles du chef de l'Etat, en premier lieu. En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelque 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5% par rapport à 2008. "Ca s'est réduit", reconnaît l'élu de l'Aisne, alors que les dépenses avaient grimpé de 18% en 2008 par rapport à 2007. "Mais c'est une hausse six fois supérieure à celle des dépenses de l'Etat. On ne peut pas dire que cela soit la rigueur", grince René Dosière.
    En ligne de mire du député: les dépenses de déplacement de Nicolas Sarkozy, en hausse de 51% par rapport à l'an dernier. "S'il veut passer 25% de son temps dans les transports aériens, c'est son problème. Simplement, ces déplacements doivent être plus modestes. Et il n'est pas obligé d'emmener ses amis politiques...", tacle-t-il. René Dosière pointe également du doigt la garden party de l'Elysée. Montant: 475 523 euros en 2008.
    D'où sa proposition d'une "progression zéro des dépenses de l'Etat" d'une année sur l'autre, "comme à l'Assemblée nationale". Et d'insister: "Le Président doit montrer l'exemple, et s'imposer à lui-même la rigueur qu'on demande aux collectivités".
    René Dosière veut supprimer la possibilité pour un ministre de cumuler son traitement avec l'indemnité qu'il touche s'il est aussi élu local.
    Les ministres-maires, comme Christian Estrosi, peuvent ainsi gagner jusqu'à 21.000 euros (le cumul est plafonné à 1,5 fois le traitement de ministre). "C'est une particularité bien française que d'avoir des ministres à temps partiel, ironise René Dosière. Est-il bien essentiel qu'un ministre choisisse aussi la couleur des fleurs de sa ville ?"
    . D'abord, il veut des éclaircissements. "Le Premier ministre, qui n'est pas le plus dépensier des ministres, a annoncé que le train de vie de l'État devait baisser de 10 %. Bien. Mais on ne sait pas mesurer ce train de vie. Pour savoir si le nombre de voyages en jet privé a baissé, on doit d'abord savoir de quel chiffre on part !"
    Lexpress.fr
    DÉPENSES - Le député Dosière part à la "chasse au gaspi" du gouvernement
    René Dosière veut supprimer la possibilité pour un ministre de cumuler son traitement avec l'indemnité qu'il touche s'il est aussi élu local.
    Les ministres-maires, comme Christian Estrosi, peuvent ainsi gagner jusqu'à 21.000 euros (le cumul est plafonné à 1,5 fois le traitement de ministre). "C'est une particularité bien française que d'avoir des ministres à temps partiel, ironise René Dosière. Est-il bien essentiel qu'un ministre choisisse aussi la couleur des fleurs de sa ville ?"
    . D'abord, il veut des éclaircissements. "Le Premier ministre, qui n'est pas le plus dépensier des ministres, a annoncé que le train de vie de l'État devait baisser de 10 %. Bien. Mais on ne sait pas mesurer ce train de vie. Pour savoir si le nombre de voyages en jet privé a baissé, on doit d'abord savoir de quel chiffre on part !"
    Les voyages présidentiels stigmatisés
    Pour l'instant, regrette Dosière, le gouvernement n'est guère loquace. En attendant d'obtenir les réponses à ces questions, il lance quelques pistes. Le député demande à ce que le budget de l'Élysée n'augmente pas en volume, sur le modèle de l'effort fourni par l'Assemblée nationale entre 2009 et 2010. Comme contre-exemple, il stigmatise l'augmentation en 2010 du budget consacré aux voyages présidentiels (de 14 à 22 millions d'euros). "C'est beaucoup. Peut-être que certains voyages pourraient être plus modestes. Est-il nécessaire, par exemple, de toujours faire suivre par train la voiture présidentielle blindée ?" Des gaspillages de ce genre, René Dosière en a plein dans sa besace. Gourmand, il lance une autre piste de réflexion ; sa cible : les réunions de parlementaires UMP, reçus régulièrement par Nicolas Sarkozy à l'Élysée. "Il y en a une par mois. J'ai calculé qu'en les supprimant, on pourrait économiser 200.000 euros par an !" Il s'interroge aussi sur le futur avion présidentiel, qui sera livré à l'automne. Son coût est environ de 60 millions d'euros, et le double une fois qu'il sera réaménagé. "Ce sera sans doute le plus chouette du monde !", rigole Dosière.
    Le député de l'Aisne se met aussi parfois en colère. Il a demandé au ministre du Budget, lors d'une séance de questions à l'Assemblée, la véritable domiciliation fiscale de Johnny Hallyday. Les évadés fiscaux l'énervent au plus haut point, car ils peuvent profiter, à ses yeux, des services de l'État sans en payer le coût. "Je veux élaborer une proposition de loi pour que les vedettes (exilées fiscales, NDLR) ne puissent pas bénéficier des bénéfices de la collectivité française", avertit l'homme de l'Aisne avant de conclure : "Si on veut maintenir la cohésion sociale, il faut donner l'impression que chacun fait un effort." L'avertissement s'adresse à tous, ministres comme chanteurs.
    Lire l'intégralité de l'article : lepoint.fr

     Plus :
    Taxe tobin: le PS signe la pétition pour une taxe sur les transactions financières -

    Taxe Tobin: le PS signe la pétition pour une taxe sur les transactions financières

    Taxe Tobin appelée aussi la Taxe Robin des bois. J'ai signé. En Août dernier, déjà,  l'idée m'avait séduite (voir les billets ci-dessous).

    Le PS a signé une pétition "lancée par des organisations syndicales, écologiques, de solidarité internationale et le mouvement citoyen international, appelant les leaders du G20, dont Nicolas Sarkozy, à mettre en place une taxation globale des transactions financières (TTF), lors du sommet de juin prochain, à Toronto".
    "Une taxe, même à un taux très faible, sur les 6.000 milliards de dollars qui s’échangent quotidiennement sur les marchés financiers, jouerait un rôle de responsabilisation et stabilisation des acteurs du système, dont la spéculation a provoqué les dégâts que l’on connaît", fait valoir le PS.
    Cet "outil fiscal dégagerait chaque année des ressources considérables, permettant d’agir en réponse aux défis globaux du XXIe siècle", argumente le PS qui cite notamment "lutte contre la pauvreté", "aide au développement", financement de l’adaptation "au changement climatique", "lutte contre les pandémies".
    lefigaro.fr

    Appel au G20

    Depuis plusieurs mois, un mouvement international se développe pour des taxes sur les transactions financières : aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Australie... En France, s'est formée une coalition sans précédent d'organisations syndicales, écologiques, de solidarité internationale et citoyennes.
    Dans leur diversité d’actions et de préoccupations, elles se rejoignent sur le même diagnostic : de telles taxes doivent être établies d’urgence pour répondre aux défis globaux d’aujourd’hui.
    Listes de premiers signataires en France : Action consommation, AIDES, AITEC, Attac, CCFD Terre Solidaire, CFDT, CGT, Coordination Sud, CRID, FSU, Les Amis de la Terre, Oxfam, Réseau Foi et Justice, Ritimo, WWF.

    La pétition :

    Mesdames et Messieurs les membres du G20,
    La dérégulation du secteur financier est responsable en grande partie de la crise économique actuelle. La croissance exagérée de ce secteur, concentré sur des profits spéculatifs à court terme, a créé une bulle financière déconnectée de l’économie réelle. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes perdent leur emploi, sombrent dans une plus grande pauvreté, tandis que cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.
    Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables.
    Les acteurs du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de l’absence de régulation significative et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’ils paient eux aussi leur contribution à l’intérêt général. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus juste et le plus efficace pour le garantir.
    Elle permettrait de :
    • De dégager les fonds nécessaires pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement
    paient eux aussi leur contribution à l’intérêt général. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus juste et le plus efficace pour le garantir.
    Elle permettrait de :
    • De dégager les fonds nécessaires pour payer les coûts sociaux de la crise, pour financer les biens publics mondiaux telle que la santé ou la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.
    • De contribuer à une plus grande stabilité du système financier, en réduisant la spéculation et une liquidité excessive.
    Votre prochaine réunion à Toronto, les 26 et 27 juin 2010, vous offre l’opportunité de changer le cours des choses et de rompre avec les pratiques habituelles. Nous vous demandons de passer à l’action, à cette occasion, en décidant l’introduction d’une taxe sur les transactions financières.

    Signer la pétition

    Sur le sujet : 

    jeudi 27 août 2009

    samedi 29 août 2009


    Pour la taxe Tobin (aussi)

    mercredi 2 septembre 2009


    La taxe Tobin soutenue par Ader Turner

    Comme quoi il ne fait jamais désespérer...
    Plus :

    "La taxe sur les transactions de change, dite "taxe Tobin", fait beaucoup parler d’elle. Objet de controverse chez les économistes depuis les années soixante-dix, elle est revendiquée aujourd’hui par de nombreuses ONG dans le monde. Elles y voient une première mesure contre la spéculation et une source supplémentaire de financement du développement. sous la pression des opposants à la mondialisation libérale, en particulier d’ATTAC, la taxe Tobin a fait son entrée dans le débat politique. De déclarations aimables des chefs de gouvernements en enterrements de première classe par les ministres des finances, cette taxe se heurte à l’opposition résolue de ceux qui profitent de la spéculation : les banques, mais aussi les firmes multinationales, les compagnies d’assurances et autres fonds spéculatifs.La "taxe Tobin" mérite-t-elle tant d’éloges ou de critiques ? Partisan de la taxe, l’auteur Bruno Jetin n’en garde pas moins son esprit critique. Il analyse les problèmes qu’elle pose avec un souci de clarté pédagogique et de rigueur scientifique tout en proposant des modalités d’amélioration et d’application concrète.224 pages - 15 euros
    ISBN : 2-84446-032-1 Sodis : 954 736 0
    Collection :
    Interfaces-économie
    Combien représenterait-elle, pour la France ? " la suite : demsf.free.fr
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    Montpellier : un policier arrêté pour vols d'armes et de drogue

    Un policier de Montpellier (Hérault), soupçonné d'avoir détourné des armes et de la drogue saisies lors de perquisitions, a été mis en examen et écroué jeudi soir. Le brigadier-chef, âgé de 41 ans avec une dizaine d'années de service, était chargé depuis un peu plus d'un an des enquêtes sur les décès suspects et les suicides à l'hôtel de police de Montpellier, précise une source policière, confirmant une information du Midi Libre.
    Il est soupçonné d'avoir confectionné de faux procès-verbaux de destruction des armes saisies lors des perquisitions, pour la plupart des armes de chasse, afin de les revendre. Sept armes de première et quatrième catégorie et de petites quantités de cannabis et d'ectasy ont été retrouvées à son domicile.
    «Ils doivent montrer l'exemple»
    Les enquêteurs estiment qu'au moins une quinzaine d'armes n'auraient ainsi pas été réellement détruites. Ils poursuivent leurs recherches pour déterminer l'ampleur exacte du trafic et vérifier s'il ne concernait pas également de l'argent ou des bijoux.
    C'est un particulier auquel le policier avait proposé d'acheter une arme qui a saisi la justice. Le policier, qui risque dix ans de prison, a été placé en garde à vue mardi matin et l'Inspection générale de la police nationale a envoyé des enquêteurs de Paris. Il a été mis en examen pour détournements d'objets saisis dans le cadre de ses fonctions par une personne dépositaire de l'autorité publique, et pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Jeudi soir, le juge des libertés et de la détention l'a placé en détention provisoire.
    «Les policiers qui commettent des crimes ou des délits doivent être sanctionnés sévèrement par la justice», a déclaré le directeur départemental de la police de l'Hérault, Patrick Chaudet, cité par Midi Libre. «On leur confie des responsabilités, a-t-il ajouté, ils doivent montrer l'exemple».

    Vidéo : Quand Berlusconi cite Mussolini

    Silvio Berlusconi est décidément toujours là où on ne l'attend pas. Jeudi, à Paris, en plein sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le chef du gouvernement italien a provoqué la stupeur en concluant son intervention devant la presse par une phrase de l'ancien dictateur Benito Mussolini.
    "J'ose vous citer une phrase de celui qui était considéré comme un dictateur, un grand, un puissant dictateur, Benito Mussolini", a déclaré le président du Conseil italien, poursuivant : "Dans son journal, j'ai lu récemment cette phrase : 'Ils disent que j'ai le pouvoir. Ce n'est pas vrai. Peut-être est-ce le cas des responsables de mon parti. Mais ce n'est pas vrai pour moi. Tout ce que je peux faire, c'est dire à mon cheval d'avancer vers la droite ou vers la gauche. Et de cela, je dois me contenter.'"
    REGARDEZ cette déclaration de Silvio Berlusconi (à 1'38 dans la vidéo ci-dessous, images diffusées par la Rai ) :




    Une citation qui est venue ponctuer un discours devenu rengaine chez Silvio Berlusconi, qui se désole d'avoir peu de champ de manoeuvre. "En qualité de président du Conseil, je n'ai jamais eu l'impression d'être au pouvoir", a-t-il estimé, ajoutant : "Comme homme d'affaires, avec 56.000 employés, j'ai parfois eu l'impression d'être en mesure de décider et de contrôler les choses. Mais aujourd'hui, dans une démocratie, je suis au service de tout le monde et tout un chacun peut me critiquer, voire m'insulter." Toutefois, ne craignant aucune contradiction, Silvio Berlusconi s'est ensuite empressé d'ajouter : "Malgré le plan de rigueur [promulgué en début de semaine], ma cote de popularité dépasse les 62 %."
    Ce n'est pas la première fois que le chef du gouvernement italien fait parler de lui pour des références douteuses à Mussolini. En 2003, il s'était attiré les foudres de l'opposition en déclarant dans une interview au magazine britannique The Spectator que Mussolini n'avait "jamais tué personne". "Il envoyait les gens prendre des vacances en exil", avait-il lancé le plus sérieusement du monde, faisant bondir des adversaires qui l'avaient alors accusé "d'apologie du fascisme". Silvio Berlusconi avait alors tenté de corriger le tir, assurant qu'il n'avait "jamais voulu réhabiliter Mussolini", et qu'il avait seulement réagi "en patriote, en vrai Italien".
    Lire l''intégralité de l'article : lepoint.fr

    Sur le sujet :
    Colombie: Antanas Mockus évoque les points communs de Sarkozy, Berlusconi et Uribe

    Antanas Mockus - Wikipédia

    ANTANAS MOCKUS • Prof et un peu prophète | Courrier international

    27 mai 2010 ... Philosophe et mathématicien passé maître dans l'art des symboles, Antanas Mockus ne veut surtout pas être classé à gauche ni à droite.

    Le scandale des fichiers d’Acadomia

    Selon un rapport confidentiel de la Cnil, Acadomia, leader du soutien scolaire, fiche systématiquement son personnel et ses clients. Une atteinte à la vie privée jugée illégale
    C’est une sanction très exceptionnelle. Le 22 avril, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) adresse un avertissement* à Acadomia, la société leader du soutien scolaire en France. Cet avertissement devrait d’ici peu être rendu public sur le site de la Cnil. Si le gendarme des libertés individuelles a décidé de lancer cette procédure rarissime « sur 120 à 150 contrôles chaque année, la Cnil ne sanctionne qu’entre 5 et 10 entreprises », rappelle son secrétaire général, Yann Padova , c’est que les faits reprochés sont nombreux et graves.
    Premier reproche : Acadomia, qui suit chaque année quelque 100 000 élèves, n’a pas demandé à la Cnil l’autorisation préalable de constituer des fichiers nominatifs sur les enseignants qui postulent. Or, sa base Sranet (conservée sans limitation de durée, ce qui est illicite) comporte des données sur 52 618 candidats « recrutés », mais aussi sur 179 763 candidats « non recrutés ». Un autre fichier Seanet garde notamment en mémoire les fiches de 131 704 enseignants « démissionnaires » d’Acadomia.

    Des jugements pas étayés

    Le deuxième grief, plus inquiétant, revient en filigrane au fil des pages : s’il paraît normal qu’un organisme comme Acadomia tienne à jour des fichiers permettant de connaître les compétences des professeurs ou encore les besoins des élèves, la lecture de ces fiches individuelles laisse pantois. Tel enseignant a été « hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse » (ci-dessus) , tel autre « pue », un troisième encore est « en liberté surveillée pour affaire de pédophilie »… tous ces commentaires très très privés, reprenant parfois sans les étayer des accusations graves, visent autant les professeurs en question que leur entourage familial (« père en prison », « maman a un cancer de l’utérus »).
    Les 350 000 « clients » d’Acadomia, élèves mais aussi parents, ne sont pas épargnés par ces commentaires sortant largement du cadre d’une relation commerciale efficace. Père estampillé « gros con », mère « raciste », fils « saloperie de gamin »… Parfois clairement injurieux, les propos relevés « portent gravement atteinte à la vie privée des personnes concernées », pointe la Cnil (ci-dessous) .
    Fichiers conservés sans limitation de durée, collecte abusive du numéro NIR de Sécurité sociale (qui ne devrait être demandé qu’aux enseignants dûment recrutés), constitution d’un fichier de professeurs « interdits » (ce qui est là encore illégal pour des organismes privés), manquement à l’interdiction de collecter des données relatives à la santé (nature des pathologies, etc.), « au vu de la longue liste des faits reprochés, d’autant plus intolérables qu’ils émanent d’une société censée faire de la pédagogie », le président de la Cnil, le sénateur Alex Türk, a décidé de signaler les faits constatés au parquet de Paris le 17 mai. Contacté hier, le directeur financier d’Acadomia, José Dinis, précise que sa société a « déjà mis en oeuvre les recommandations de la Cnil (durée de conservation des données...) », mais souligne que le rapport est « truffé d’inexactitudes, qu’il souhaiterait voir corrigées ».

    * « Délibération n o 2010-113 portant avertissement à l’encontre de la société AIS 2 exerçant sous l’enseigne Acadomia. »
    leparisien.fr
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    Bravo à Brice Hortefeux pour son «Y'a Bon» award!

    Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, à l'Hôtel Beauvau, à 
 Paris, le 27 avril 2010
    Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, à l'Hôtel Beauvau, à Paris, le 27 avril 2010 A.REAU / SIPA

    CULTURE - Il le remporte ce soir pour l'ensemble de son oeuvre...

    Y'a Bon, comme sur ces boîtes de Banania, où apparaissait en pleine époque coloniale, le visage d'un tirailleur africain qui ne savait pas dire «c’est bon». Préjugé d'une époque révolue? En hommage à ce tirailleur, les Indivisibles remettent les Y'a Bon awards depuis l'an dernier, des prix couronnant les remarques les plus racistes prononcées dans l'espace public.

    Une course serrée

    Cette année le palmarès est particulièrement réussi - mais c'est presque de la triche, l'actualité (identité nationale surtout) a beaucoup aidé les candidats. Et rendu la tâche plus difficile au jury. Comment départager par exemple Paul Girot de Langlade (ancien préfet) qui soulignait «On se croirait en Afrique» […] «De toute façon, il n'y a que des Noirs ici», de la SNCF, qui affichait dans certains wagons en janvier dernier: «Tous les faits de Roumains doivent être signalés»...
    C'est Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, qui remporte le prix le plus important, «pour l'ensemble de son euvre» (Sa phrase culte: «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.»). Et Eric Zemmour, polémiste, remporte enfin le Zeric' qu'il n'avait pas eu l'an passé- détrôné par Eric Raoult.

    Les perles oubliées

    La cérémonie permet de se remémorer quelques perles qui auraient pu échapper, ou que l'on aurait oubliées, comme celles de Jacques Séguéla (deux fois nommé et lauréat du Y'a Bon «Le Bruit et L'Odeur»), et l'auteure Calixte Beyala. Ou encore Christophe Barbier, patron de l'Express, qui déclarait en février 2009, en pleine crise sociale en Guadeloupe, «Aux Français des tropiques qui veulent travailler à l'antillaise et consommer à la métropolitaine, rappelons qu'il faut labourer la terre arable pour qu'elle lève d'autres moissons que celles du songe et que, hors de la France, les Antilles seraient au mieux une usine à  touristes américains, au pire un paradis fiscal rongé par la mafia, ou un Haïti bis ravagé  par des "tontons macoutes" moins débonnaires qu'Yves Jégo...»
    Ce ne sont parfois que des préjugés enfouis dans des phrases, mais ce sont bien ces préjugés que les Indivisibles traquent, que la langue véhicule, dans chaque trait d'humour déplacé, ou dans chaque banalité raciste. Ces saillies spontanées qui sont comme un «permis de discriminer». Il faut donc responsabiliser, en dénonçant.

    Les Politiques

    D'autant que chez les politiques, n'a plus cours l'éventuelle excuse de l'inattention, d'un préjugé ressorti au détour d'une phrase trop vite prononcée. Ils sont pourtant en grand nombre dans le palmarès. Brice Hortefeux donc, mais aussi le président Nicolas Sarkozy, pour ses propos lors de la remise de légion d 'honneur à Dany Boon, ou Fadela Amara pour avoir défendu Hortefeux.  Et l'avenir est prometteur. Le meilleur espoir est Meilleur espoir est André Valentin, maire UMP de Guissainville. Interrogé par un journaliste sur l’opportunité des débats sur l’identité nationale:
    - «Je pense qu'il est plus qu'utile, qu'il est même indispensable. II est temps que l'on réagisse car l'on va se faire bouffer.»
    - «Par qui, par quoi»  (demande le journaliste)
    - «Par qui, par quoi? Il y en a déjà 10 millions, alors il faut bien réfléchir. 10 millions que l'on paye à rien foutre!»
    Il s'enfonce en s'excusant!: «Si l'immigré travaille, qu'il ne me fait pas chier avec sa religion et qu'il respecte le drapeau français, ça ne me pose pas de problèmes.»[…] «Je ne suis pas raciste mais... Je suis juste raciste contre les imbéciles, les idiots, les cons. J'ai des amis arabes, et mon père est belge avec des origines chez les indiens du Delaware aux Etats-Unis. Vous savez j'ai fait la guerre avec les Harkis et il y en a de très respectables.»
    La relève est assurée.

    Sur le sujet :
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    Avant 1789

    La Révolution Royale
    Après Necker, le portefeuille des finances avait échu aux mains de Calonne. Un portefeuille hautement stratégique, car l’Etat se débattait en pleine banqueroute à cause du coût désastreux de la guerre d’Amérique et du surendettement provoqué par la gestion de Necker, qui ne jurait que par l’emprunt. En 1786, Calonne présente au Roi le projet de réforme économique qui le tient en haleine depuis de longs mois. Ce plan fut si audacieux que les historiens en parlèrent comme d’un projet de « Révolution Royale » avant 1789. Il s’agissait entre autres de remplacer les impôts du vingtième par la « subvention territoriale », nouvel impôt payable par tous, nobles et clercs comme roturiers et laïcs. En d’autres termes, le plan Calonne s’attaquait aux privilèges fiscaux. En 1702, déjà, Louis XIV avait définitivement mis en place la Capitation, un impôt sur le revenu payable par tous et réparti entre 22 classes de revenus. Cependant, au fil du siècle, les nobles avaient obtenu le privilège d’une réduction de la Capitation, qui en 1789 avait baissé jusqu’à 1,1% de leur revenu, tandis que les taillables étaient imposés à hauteur de 9,9% de leur revenu. Les plus pauvres et le clergé, eux, étaient exemptés. Le plan de Calonne visait à égaliser dans une bien plus large mesure la situation de tous devant l’impôt (les plus pauvres gardant évidemment leur exemption). Louis XVI s’avéra très enthousiasmé par le plan de Calonne, qui devait être mis en oeuvre en 1787. Déjà, en cette même année 1787, le Roi avait fait avancer la France vers un autre progrès, puisqu’il avait réintégré les protestants dans les droits dont ils étaient privés depuis la révocation de l’Edit de Nantes en 1685. Il avait aussi supprimé les impôts spécifiques pesant sur les Juifs, et permis à ceux-ci de se présenter aux élections (qui existaient au niveau local et provincial sous l’Ancien Régime). Enfin, en 1780, le Roi avait aboli le servage sur ses terres ; toutefois, si le servage  existait officiellement dans la France de la fin du 18ème siècle, il était déjà quasiment aboli dans la pratique, ne subsistant plus, sous une forme atténuée, que dans quelques domaines reculés du Jura et du Bourbonnais.

    Charles-Alexandre de Calonne
    Portrait par Elisabeth Vigée-Lebrun
    Versailles, Musée National du Château et des Trianons

    En 1787, le projet de Calonne est donc présenté devant l’Assemblée des Notables. Comme il fallait s’y attendre, ces privilégiés, presque tous issus de la noblesse la plus fortunée et la plus titrée, rejetèrent ce projet d’égalisation fiscale. Le plan Calonne n’eut pas plus de succès face aux riches bourgeois du Tiers Etat, lesquels étaient -tout comme les nobles- en partie exemptés de la Taille. En outre, la société d’Ancien Régime n’étant pas verrouillée, ces bourgeois aspiraient à l’anoblissement, qui ne les intéresserait plus guère sans les privilèges fiscaux allant avec. Quant aux bourgeois n’aspirant pas à l’anoblissement, ils se doutaient que la perte ou la diminution de son privilège fiscal par la noblesse concèderait à celle-ci le droit de se lancer dans le commerce -qui lui était alors interdit ; une concurrence que le Tiers n’était pas prêt à tolérer. C’était d’ailleurs pour cette raison que le Tiers, lors d’Etats Généraux au XVIème siècle, avait déjà rejeté une précédente proposition d’égalisation fiscale.
    Les Parlements des grandes villes du royaume, composés de privilégiés, orchestrèrent donc une fronde massive contre le Roi. Habilement, ils portèrent le peuple à la révolte antifiscale, pointant du doigt l’augmentation des impôts projetée par le pouvoir royal. Les parlementaires se gardèrent évidemment bien de préciser que cette augmentation des impôts ne concernerait pas tant les gens du peuple que les grands privilégiés qui désormais devraient participer comme tout le monde à l’effort fiscal, allégeant ainsi la charge pesant sur les autres. Les parlementaires firent ainsi passer le pouvoir royal pour attentatoire à toutes les libertés, alors que ce pouvoir essayait au contraire d’agir dans l’intérêt du peuple. Des émeutes eurent lieu un peu partout, comme celle de la Journée des Tuiles à Grenoble (8 mai 1788). La pression sur Louis XVI dès 1787 devint telle qu’il finit par renvoyer Calonne le 27 avril.
    Mais le Roi ne se décourage pas : à la place de Calonne, il nomme Loménie de Brienne, l’archevêque de Toulouse. L’ecclésiastique reprend le flambeau et tente de convaincre les Parlements. Hélas sans succès. Les Parlements exigent la convocation des Etats Généraux, c’est à dire des trois ordres : Clergé, Noblesse et Tiers Etat. A ce jeu-là, ils se sentent sûrs de leur victoire, car à deux voix contre une, les ordres jouissant du privilège fiscal sont sûrs de l’emporter. Après l’échec du Lit de Justice du 6 août, qui eut dû faire passer en force le plan de réforme, le Roi cède et les Etats Généraux sont convoqués. Afin de calmer les esprits, Louis XVI renvoie Loménie de Brienne en 1788 et rappelle le très populaire Necker afin de préparer la tenue des Etats, finalement prévue pour le 5 mai 1789.  La Révolution approche...

     
    Etienne Charles de Loménie de Brienne
    Portrait anonyme
    Versailles, musée du Château et des Trianons
     
    Jacques Necker
    Portrait par Joseph Siffred DUPLESSIS
    Versailles, musée du Château et des Trianons

    La réforme fiscale aurait donc pu voir le jour et la Révolution être évitée s’il n’y avait eu la fronde des parlementaires. Ces Parlements, Louis XV et son ministre Maupeou les avaient supprimés en 1771. Mais dès 1774, Louis XVI les avait rappelés. En cela, le jeune roi inexpérimenté de vingt ans, qui pourtant était initialement contre, avait été influencé par son mentor le comte de Maurepas, un allié des parlementaires évincés. 1774 est donc la date clef. Tout eut pu être empêché à cette date, si Louis XVI avait eu davantage foi en lui. Tout comme il aurait dû davantage avoir foi en lui en 1787. Maintenir la suppression des Parlements n’aurait rien eu d’arbitraire, car leurs membres pensaient avant tout à défendre leurs privilèges et leurs intérêts particuliers à l’encontre du bien commun et du pouvoir royal garant de ce bien commun.
    Pourtant, jusqu’au printemps 1789 tout n’est pas perdu. Entre la convocation et la tenue des Etats Généraux, l’opinion publique évolue de plus en plus en faveur de Louis XVI. Il apparaît de plus en plus clairement, en effet, que les parlementaires oeuvrent pour en revenir à l’époque où les seigneurs étaient plus puissants que le roi, ce qui les a d’ailleurs paradoxalement (mais pas tant que ça) conduits à s’intéresser aux idées libérales anglaises où le pouvoir du monarque est bien peu de choses, réduit qu’il est par celui de l’oligarchie siégeant dans les chambres. D’où le curieux mélange entre féodalisme et libéralisme, qui est la clef pour comprendre la fronde parlementaire contre le roi. Mais l’opinion réalise de mieux en mieux que le bras de fer que le roi a engagé contre les frondeurs a en réalité pour but d’améliorer l’existence du peuple. Les gens ont bon espoir que le Roi finira par instaurer l’égalité de tous devant l’impôt. Partout en France, les cahiers de doléances du peuple réclament cette égalité, avec la fin des droits et privilèges seigneuriaux, et tous louent en Louis XVI un souverain libérateur.
    La campagne électorale pour nommer les députés bat son plein. Tous votent y compris les femmes. Outre les trois ordres, trois grands courants d’opinion se distinguent :
    Les Aristocrates s’opposent à toute réforme royale afin de garder intact leur privilège fiscal. Ils visent à limiter le plus possible le pouvoir royal qui les entrave dans leur désir de retour à l’époque où le pouvoir des seigneurs rebelles rivalisait avec celui du Roi. Leurs membres se recrutent beaucoup dans les Parlements, et leurs chefs de file sont le duc d’Orléans, cousin du Roi, ou encore le parlementaire Duval Desprémesnil.
    Les Libéraux, eux, se recrutent surtout dans le Tiers, mais aussi dans la noblesse et le clergé. Eux par contre réclament la réforme fiscale, mais veulent aussi limiter le pouvoir du Roi, dans le cadre d’une monarchie inspirée de celle de l’Angleterre. La Fayette et Mirabeau sont ses chefs de file. L’abbé Sieyès représente l’aile radicale de ce courant de pensée. Violemment opposé à la noblesse, Sieyès exige que la totalité des pouvoirs revienne au Tiers Etat. Ce parti proche de la grande bourgeoisie libérale souhaite fonder une société individualiste à la place de la société traditionnelle fondée sur les groupes (familles, paroisses, corporations de métier, etc...). Or, s’il est évident que l’ancienne société traditionnelle devait être débarrassée des restes de féodalisme qui y subsistaient, elle ne devait pas être détruite pour autant. Car en effet,  au moins l’individu n’y était-il pas abandonné à lui-même dans quelque jungle libérale, pas plus qu’il n’était nié et étouffé par un système collectiviste et étatiste dont la Révolution, à cause des erreurs d’apprenti sorcier des libéraux, engendrerait le prototype en 1792.
    En réalité, le parti des Aristocrates et celui des Libéraux, s’ils s’opposent violemment sur la question fiscale, sont bien plus proches qu’il n’y parait : tous les deux ont la même fascination pour la monarchie anglaise et tous les deux visent à atteindre le même but : limiter au maximum le pouvoir du Roi à leur profit. Leur conflit est donc surtout une rivalité entre deux oligarchies : celle des seigneurs féodaux d’une part et celle des riches marchands d’autre part, qui reprochent toutes les deux à la tradition monarchique d’être un rempart contre leurs ambitions personnelles -des ambitions qui dans les deux cas se jouent du réel intérêt du peuple, qui a autant à perdre en cas de victoire des uns ou des autres. Ces deux partis ouvriront la boîte de Pandore, quand après le musellement de l’autorité royale par leur action, l’Assemblée sera de plus en plus noyautée et débordée par la gauche jacobine, et par conséquent de plus en plus étatiste, centralisatrice et déconnectée du réel, jusqu’à aboutir à l’avènement en 1792 du régime de la Terreur, précurseur des dictatures et idéologies totalitaires des siècles à venir.
    Mais revenons en 1789, où entre les deux partis rivaux des Aristocrates et des Libéraux se situait encore un troisième parti. Ce troisième parti, il s’agissait de celui du Roi. Surnommé le parti  des Absolutistes, incarné par le comte d’Artois, frère du Roi, ou encore par Calonne, le père de la Révolution Royale, il soutenait Louis XVI dans sa volonté salutaire de réforme de la société, mais s’opposait à toute diminution du pouvoir royal. Les absolutistes souhaitaient maintenir ce pouvoir intact, car il était le seul garant du bien commun, le seul qui, à l’encontre des oligarques et de leurs discours trompeurs, se souciait du peuple avec désintéressement et pragmatisme.
    La France de 1789 explose de fidélité envers son roi. Le peuple réclame l’égalité fiscale voulue par Louis XVI, la fin des privilèges seigneuriaux, mais ne remet nullement en cause l’institution monarchique. La balle est donc dans le camp de Louis XVI. Mais hélas, le sort allait encore s’acharner sur le Roi, qui ne comprit pas qu’il avait là une occasion idéale pour réaliser son projet de réformes.
     Suite




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    UN BON NEGRE EST UN NEGRE MORT sur Facebook: A signaler de toute urgence

    Voilà le genre de propos haineux que l'on trouve sur Facebook.signalé par le groupe l'Onde Violette, entre autres,  et un groupe a été créé Pour radier le groupe " un bon nègre est un nègre mort!". Et on y trouve le lien pour le signaler au gouvernement : https://www.internet-signalement.gouv.fr. Je sais que mon blog est lu par les policiers. Si vous passez par là,  faites quelque chose. Merci.
    Ce groupe a été signalé aux administrateurs de  Facebook mais ce groupe existe toujours. La mise en ligne de ce genre d'infos est plus rapide que le retrait des liens et groupes.
    Je n'aimais pas Facebook et ce genre d'ignominie me conforte un peu plus.Voilà le genre de propos haineux que l'on trouve sur Facebook.  par le groupe l'Onde Violette, entre autres,  et un groupe a été créé Pour radier le groupe " un bon nègre est un nègre mort!". Et on y trouve le lien pour le signaler au gouvernement : https://www.internet-signalement.gouv.fr. Je sais que mon blog est lu par les policiers. Si vous passez par là,  faites quelque chose. Merci.
    Ce groupe a été signalé aux administrateurs de  Facebook mais ce groupe existe toujours. La mise en ligne de ce genre d'infos est plus rapide que le retrait des liens et groupes.
    Je n'aimais pas Facebook et ce genre d'ignominie me conforte un peu plus.
    Les responsables du débat sur l'identité nationale devraient se sentir un peu gênés de ce qu'ils ont généré...

    Ce groupe a été signalé aux administrateurs de  Facebook mais ce groupe existe toujours. La mise en ligne de ce genre d'infos est plus rapide que le retrait des liens et groupes.
    Je n'aimais pas Facebook et ce genre d'ignominie me conforte un peu plus.
    Les responsables du débat sur l'identité nationale devraient se sentir un peu gênés de ce qu'ils ont généré...


    ce sont des étres sales (Sert à rien de frotter sous la douche, ça part pas), nauséabonds, de couleur indéteminée...
    BRULONS LES- ERADIQUONS LES UNE BONNE FOIS POUR TOUTES..!!!!


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    jeudi 27 mai 2010

    Lettre à ceux qui ignorent les banlieues

    44 maires écrivent une "lettre à ceux qui ignorent les banlieues"
    Quarante-quatre maires français de tous bords appellent le gouvernement à se mobiliser réellement en faveur des banlieues les plus difficiles confrontées au chômage, au mal-logement et à un sentiment d'abandon. Dans une "lettre à ceux qui ignorent les banlieues", à paraître samedi 22 mai dans le Journal du dimanche, ils invitent le Premier ministre François Fillon à profiter du prochain Conseil national des villes le 25 mai pour tenir des promesses devenues lettre morte.
    Faudra-t-il de nouvelles émeutes pour que les pouvoirs publics s’intéressent à nos villes et à ceux qui y vivent? Il ne s’agit pas seulement de délinquance, des trafics ou de la violence qui seuls parviennent à capter l’attention des médias. Au-delà de l’insécurité, inacceptable, nous subissons, et chaque jour davantage, l’enclavement, le chômage, l’échec scolaire, le mal-logement, et une pénurie des services publics. Les habitants souffrent au quotidien, et nourrissent un sentiment d’abandon qu’une grande partie de la société française a du mal à concevoir.
    Les taux d’abstention record aux dernières élections dans certains quartiers ne sont d’ailleurs qu’un signe supplémentaire de la défiance des habitants de ces quartiers vis-à-vis de la capacité du politique à changer cette situation.
    Les conséquences de cette détresse, associées à la "peur des ghettos", ressenties par ceux qui ne vivent pas en banlieue, ne sont pas que locales. Elles renforcent la fragmentation sociale et urbaine: souhaitons-nous vivre dans une société "balkanisée"? Le sentiment de ne pas vivre "dans le même monde", partagé tant par les habitants des ghettos que par ceux qui y sont extérieurs, met en cause non seulement la cohésion sociale mais aussi notre pacte républicain.
    Sans débat, sans même s’en rendre compte, la France est en train de changer de société: la liberté, l’égalité, la fraternité sont menacées au profit de "l’entre-soi" et de l’inégalité.
    Les maires de banlieue sont en colère. Ils ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics sur ces dangers. En vain. La secrétaire d’Etat en charge de la Politique de la ville elle-même en est réduite à écrire au Premier ministre pour s’inquiéter des retards pris sur la réforme des politiques en faveur des quartiers les plus difficiles.
    Cette réforme de la politique de la ville, associée à la réforme territoriale et des finances locales, semble trop technique pour s’imposer politiquement et médiatiquement. Elle est au contraire au cœur de notre projet de société et nous donnera peut-être les outils qui nous permettront de lutter contre les inégalités territoriales et la relégation de catégories entières de population aux marges de la société.
    Les élus de banlieue ont fait des propositions, restées aujourd’hui sans réponse. Tant attendue, l’installation prochaine du Conseil national des villes par le Premier ministre doit être l’occasion d’une mobilisation politique réelle en faveur des banlieues les plus difficiles, avant qu’il ne soit trop tard.
    Par Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, président de l’association Ville et banlieue
    La lettre a été cosignée par:
    Marie-Hélène Amiable, maire PCF de Bagneux (Hauts-de-Seine)
    Catherine Arenou, maire UMP de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines)
    François Asensi, maire PCF de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
    Stéphane Beaudet, maire UMP de Courcouronnes (Essonne)
    Henri Bertholet, maire PS de Romans-sur-Isère (Drôme)
    Jean-Pierre Blazy, maire PS de Gonesse (Val-d’Oise)
    Pierre Bourguignon, maire PS de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime)
    Jean Boutry, maire PS de Cran-Gevrier (Haute-Savoie)
    Daniel Breuiller, maire Europe Ecologie d’Arcueil (Val-de-Marne)
    Damien Carême, maire PS de Grande-Synthe (Nord)
    Alain Cazabonne, maire MoDem de Talence (Gironde)
    Christophe Chaillou, maire PS de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret)
    Jean-Jacques Chatel, maire PS de Mainvilliers (Eure-et-Loir)
    Claude Darciaux, maire PS de Longvic (Côte-d’Or)
    Christiane Demontès, maire PS de Saint-Fons (Rhône)
    Jean-Luc Deroo, maire PS d’Halluin (Nord)
    Yves Durand, maire PS de Lomme (Nord)
    Jean Esmonin, maire PS de Chenôve (Côte-d’Or)
    Gérard Funès, maire PS de Chilly-Mazarin (Essonne)
    Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie de Sevran (Seine-Saint-Denis)
    Renaud Gauquelin, maire PS de Rillieux-la-Pape (Rhône)
    Bernard Genin, maire PCF de Vaulx-en-Velin (Rhône)
    André Gérin, ancien maire PCF de Vénissieux (Rhône)
    Dominique Gillot, maire PS d’Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise)
    Marc Goua, maire PS de Trélazé (Maine-et-Loire)
    Gérard Hérault, maire PS de Montgeron (Essonne)
    Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre (Hauts-de-Seine)
    Jean-Pierre Kucheida, maire PS de Liévin (Pas-de-Calais)
    Jean-Christophe Lagarde, maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis)
    Jean-Yves Le Bouillonnec, maire PS de Cachan (Val-de-Marne)
    Gilles Leproust, maire PCF d’Allonnes (Sarthe)
    Noël Mamère, maire Verts de Bègles (Gironde)
    François Pupponi, maire PS de Sarcelles (Val-d’Oise)
    Marjolaine Rauze, maire PCF de Morsang-sur-Orge (Essonne)
    Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis)
    Jacques Salvator, maire PS d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)
    Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
    Renzo Sulli, maire PCF d’Echirolles (Isère)
    David Thiberge, maire PS de Saint-Jean-de-Braye (Loiret)
    Rodolphe Thomas, maire Modem d’Hérouville-Saint-Clair (Calvados)
    Jean Touzeau, maire PS de Lormont (Gironde)
    Didier Vaillant, maire PS de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise)
    Claude Vazquez, maire PCF de Grigny (Essonne)
    Dominique Voynet, maire Verts de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
    Marc Vuillemot, maire PS de La Seyne-sur-Mer (Var)
    JDD.fr
    Sur le sujet :
    Banlieues: une réforme promise pour 2011, déception des élus
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    TNS Media Intelligence, les yeux et les oreilles de l'Elysée

    Les ministres ne peuvent pas écouter la radio ou la télé toute la journée mais il y a TNS media intelligence.



    Brice Teinturier est le Directeur Général Adjoint. Il est celui qui répète à l'envi ce que lui dicte l'Elysée ; d'ailleurs, mention spéciale pour les dernières élections régionales...

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    Alicia Clashs

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